Hausse des recettes budgétaires, accroissement des dépenses budgétaires, progression de l’excédent du solde primaire et bond de l’excédent budgétaire base engagements, dons compris, les grandes tendances prévisionnelles des finances publiques en 2019 en termes de recettes et de dépenses restent promeneuses.
Recettes budgétaires
Les recettes budgétaires observeront une hausse de 4,7 % à 9 617,5 milliards (au lieu de +10,0 % à l’initiale), tirée par l’accroissement des recettes non pétrolières de 14,2 % à 6058,1 milliards, contre 5 305,9 milliards en 2018. La progression des recettes non pétrolières traduirait une bonne mobilisation des recettes fiscales, en hausse de 12,2 % à 5 422,7 milliards, conjuguée avec le rebond des recettes non fiscales de +34,7 % à 635,4 milliards.
Cette évolution serait liée principalement à l’accélération de l’activité non pétrolière conjuguée à l’élargissement de l’assiette fiscale, ainsi qu’aux reformes des pouvoirs publics, notamment la dématérialisation pour une meilleure collecte de l’impôt.
Dépenses budgétaires
Ce segment affiche accroissement des dépenses budgétaires de 3,6 % à 9 813,8 milliards, en relation avec la hausse des dépenses courantes de 3,7 % à 6 834,6 milliards et des dépenses en capital de 3,4 % à 2 979,2 milliards. La dynamique des dépenses en capital sur ressources extérieures, en augmentation de +14,5 % 1 382,8 milliards, traduirait le recours progressif des pays aux partenariats publics privés (PPP) comme moyen alternatif de financement des travaux de construction et de réhabilitation des infrastructures nécessaires au développement économique.
Solde primaire
La zone obtiendra une progression de l’excédent du solde primaire qui passerait de 3,0 % du PIB en 2018 à +3,4 % du PIB en 2019, et de l’excédent du solde budgétaire de base qui remonterait de 1,7 % du PIB en 2018 à 2,1 % du PIB en 2019.
Excédent budgétaire base engagements, dons compris
L’on notera un bond de plus de la moitié à 248,6 milliards (+0,4 % du PIB en 2019), contre + 79,8 milliards (+ 0,1 % du PIB en 2018).
Au regard de cette configuration, les pays de la CEMAC mobiliseraient des financements extérieurs d’environ 2 426,5 milliards, des allègements de dette extérieure de près de 113,0 milliards, des ressources monétaires nettes de l’ordre de 128,8 milliards et des financements non bancaire d’environ 590,5 milliards, complémentaires à l’excédent budgétaire attendu. Ces ressources leur permettraient d’apurer des arriérés de paiement de 1 788,6 milliards et d’amortir la dette extérieure à hauteur de 1 273,8 milliards.





























