Consécutivement à la reprise du secteur non pétrolier qui a compensée la situation morose du secteur pétrolier, le taux de croissance de la Cemac est passé de -1,7 % à 1,4 % entre 2020 et 2021. Cette relance de l’activité économique sous régionale en 2021 a été portée par la demande intérieure.
La demande extérieure nette et la consommation publique ont pesé négativement à la formation du produit intérieur brut de la Cemac, attribuable à la modération des dépenses publiques courantes liées à la lutte contre la pandémie et surtout au recul des exportations en volume d’hydrocarbures.
La gestion des comptes publics s’est améliorée tirant ainsi profit de l’orientation favorable des cours des produits exportés par la Cemac, des appuis budgétaires ainsi que de la nouvelle allocation des DTS dans le cadre des programmes économiques et financiers conclus entre le FMI et certains Etats. Le déficit budgétaire, base engagements, dons compris, est passé de -2,0 % du PIB en 2020 à -1,5 % en 2021.
Le solde des transactions courantes, dons officiels inclus, s’est quant à lui redressé pour s’élever à -0,5 % du PIB en 2021, contre -4,0 % une année auparavant, résultant principalement d’une amélioration des termes de l’échange et de la reprise des activités dans les pays émergents.
Dans un contexte de persistance de la pandémie de Covid-19, les programmes conclus entre les pays de la Cemac et le FMI en 2021 ont réalisé des avancées encourageantes, comme en témoigne les conclusions des différentes missions de revue.
L’activité des institutions financières a été marquée par le dynamisme du secteur bancaire. Les mesures anti Covid-19 prises par la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale ont globalement produit les effets escomptés sur les établissements de crédit, notamment sur le plan commercial et prudentiel. La production des sociétés d’assurances s’est inscrite en hausse tandis 9 que le secteur de la prévoyance sociale continue d’extérioriser des difficultés de trésorerie.
Sur les marchés des capitaux, la plupart des mesures d’assouplissement monétaires adoptées en 2020 pour faire face aux effets de la pandémie de Covid-19 ont été levées, en particulier avec le déclenchement des opérations de reprise de liquidités ; les Etats ont accéléré la couverture de leurs déficits budgétaires sur le marché des titres publics, tandis que le marché financier sous régional a poursuivi son expansion.
Les infrastructures financières de la Cemac ont enregistré une évolution satisfaisante se traduisant par la consolidation de la monétique intégrale avec la mise en production effective de tous les opérateurs mobiles dans l’écosystème GIMACPAY, la validation de la tarification GIMAC, la poursuite de la mise en œuvre de l’instruction relative à l’étendue de l’interbancaire et de l’interopérabilité dans la Cemac et le démarrage du projet monétique intégrale avec le ministère des Finances du Cameroun.
Autrement dit, la situation de la Cemac demeure tendue suite aux effets directs et indirects de la pandémie sur le système financier. Cette situation a cependant été contenue du fait du rebond attendu de la croissance économique et de la poursuite de la mise en œuvre des mesures de riposte prises par les membres du Comité.




















