Au Gabon, la commémoration de la Journée mondiale des droits des consommateurs a été placée sous le parrainage du ministère de l’Economie et de la Relance.
Occasion pour le chef de ce département ministériel, Nicole Jeanine Lydie Roboty épse. Mbou, de revenir sur les opportunités et les défis qu’offre ce secteur. Evidemment, « les Services financiers numériques (SFN) et la technologie financière ont entrainé des changements importants à travers le monde », a-t-on appris.
Lesquels portent notamment sur : le nombre d’utilisateurs de services bancaires numériques qui devrait dépasser les 3,6 milliards d’ici 2024, selon l’étude menée en 2020 par Juniper Research, la structure spécialisée en études de marché.
A cela s’ajoute, l’évolution à la hausse de la part des titulaires de comptes émettant et recevant des paiements par voie numérique qui est passée de 57% en 2014 à 70% en 2017, dans les pays en développement. D’après une étude menée par Global Findex en 2017, pour mesurer l’inclusion financière et la révolution technico-financière.
Au Gabon, cette journée a offert l’opportunité d’encourager les professionnels, les administrations et associations des consommateurs, d’explorer ensemble les opportunités et défis du secteur de l’économie numérique.
Une approche qui s’inscrit dans la vision de développement du chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba consistant à faire du numérique, un des véhicules financiers de l’économie du pays.
Pour ce faire, « des investissements importants ont été réalisés dans ce secteur depuis près d’une décennie pour la construction d’un réseau haut débit à fibre optique dans notre pays, suivi d’un maillage du territoire national afin que l’accès à internet soit à la portée de la population », indique-t-on.
Autre acquis enregistré par le secteur, le développement par le pays, de nombreux services dans la finance numérique. Notamment, le mobile money qui compte désormais 2,7 millions de comptes, pour des transactions de paiement de 353 milliards et un volume de dépôt de 871 milliards en 2020, à en croire, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC)
Par ailleurs, les technologies du numérique ont permis au Gabon, de s’approprier plus facilement le télétravail imposé par la pandémie de la Covid-19, qui est venue d’ailleurs accélérer ce processus de numérisation.
« Grâce aux services financiers du numérique le consommateur gabonais peut payer sa facture d’eau, d’électricité, régler ses courses, envoyer et recevoir de l’argent ou encore effectuer ses achats sans contact physique », indique-t-on.
De nombreuses réalisations ont également vu le jour, grâce à l’essor de ce secteur qui est devenu un vivier pour le développement des compétences et de l’innovation.
On peut, entre autres citer, « Train my generation 5000 » partenariat Airtel-Unesco visant à former 5000 jeunes aux Technologies de l’information et de la communication ; la création du premier campus virtuel d’Afrique centrale ; centre de ressources E-Learning Avicenne, inauguré à Libreville en 2016.
il convient toutefois d’observer que ce secteur, malgré d’énormes atouts, présente également un côté pervers. En effet, les services financiers numériques renferment des risques. On en veut pour preuve, les fichiers de données générés par les systèmes numériques qui peuvent exposer les utilisateurs à une divulgation non autorisée ou à l’utilisation abusive de leurs données personnelles. Sans pour autant faire fi des cas de fraudes et d’escroqueries.
Raison pour laquelle, la Direction générale de la concurrence et de la consommation a tenu à édifier et de mieux guider le consommateur gabonais sur les services mis à sa disposition, compte tenu de cette ambivalence.
Les organisations de défense des droits des consommateurs ont également été appelées d’outiller les consommateurs, contre les méfaits des services financiers numériques. Dans ce droit fil, le professionnalisme de tous les acteurs de la finance numérique a également été reconnu d’essentiel.
En effet, ces derniers devraient œuvrer pour le respect des obligations réglementaires et techniques, pour une utilisation optimale de cet outil, désormais, incontournable en matière d’inclusion financière pour les populations gabonaises.
Pour rappel, la commémoration de la Journée mondiale des droits des consommateurs, instituée par les Nations Unies, vise non seulement à nous rappeler l’importance des droits des consommateurs mais aussi à attirer notre attention sur des questions qui les préoccupent.



















