Selon les termes de son rapport, la baisse des recettes publiques de 20 % lors de la pandémie, imputable à celle des revenus pétroliers, et la hausse des dépenses publiques ont provoqué un déficit budgétaire en 2020.
En outre, la reprise des revenus pétroliers, une meilleure mobilisation des recettes non-pétrolières et la maîtrise des dépenses courantes ont permis sa réduction en 2021 et feront de même en 2022.
Cette amélioration du solde budgétaire aura lieu dans un contexte d’endettement public toujours lourd, ayant conduit le Gabon, en juin 2021, à conclure un accord de trois ans au titre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC), pour un montant de 553 millions de dollars, afin d’accompagner les mesures structurelles.
Après avoir bondi en 2020, la lourde dette publique, majoritairement extérieure (60 % du total en 2021) et détenue par des créanciers multilatéraux (Banque Africaine de développement) et bilatéraux (France, Chine…), devrait reprendre sa trajectoire descendante.
Le déficit courant, qui s’était creusé en raison de la baisse des exportations lors de la crise de la Covid-19, continuera de s’améliorer en 2022, conséquence d’une hausse des exportations de pétrole, de bois et de produits miniers.
En 2021, un projet de loi qui contraint les entreprises du secteur alimentaire du pays à s’approvisionner en produits agricoles locaux à hauteur de 50 %, a été adopté afin de limiter la facture d’importations (60 % des besoins alimentaires sont importés).
Néanmoins, elles continueront de limiter l’excédent commercial, le pays étant tributaire des importations de denrées alimentaires, de produits manufacturés et de biens d’équipement.
Le déficit courant sera alimenté par les déficits du compte des services (9 % du PIB), grevé par les importations de services techniques et de transport permettant l’exploitation pétrolière, et de celui des revenus primaires (11 % du PIB), lié aux rapatriements de profits des investissements. L’appui du Fonds monétaire international (FMI) et les investissements étrangers devraient contribuer à financer le déficit.



















