Selon les dernières prévisions de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), l’activité des banques et des assurances dans la sous-région, Afrique centrale devrait maintenir sa résilience. L’on note toutefois que cette performance se fonction des pays.
En RCA, par exemple, le secteur observera une stabilité d’activité financière au premier trimestre 2022, en relation avec des difficultés à trouver de nouvelles opportunités d’affaires, conjuguée avec une faible culture en matière de produits d’assurance.
Au Congo, l’on table sur une hausse attendue, dans le secteur bancaire, en liaison avec le regain de la confiance, sous l’effet de la vaccination contre la Covid-19. Ce qui se traduirait par l’assouplissement des mesures de restriction et par là, l’intensification des échanges économiques, avec pour corolaire la relance de grands projets d’investissement.
Dans la branche des assurances, une baisse est par contre prévue, à cause du recul de la demande des souscriptions des polices d’assurance, après une période marquée par des contrôles forcés au titre de l’assurance automobile.
Au Gabon, la bonne tenue des compagnies d’assurances et des institutions financières, plus précisément bancaires, a permis au secteur d’afficher de solides résultats au terme du mois de décembre 2021.
En outre, le démarrage des chantiers inscrits dans le Plan d’accélération de la transformation (PAT) et la demande intérieure pourraient stabiliser les performances de la filière qui reste sur une dynamique positive en dépit de la crise sanitaire.
En Guinée Equatoriale où l’activité des compagnies d’assurance reste peu développée à cause d’une culture embryonnaire de prévention des risques, l’on s’attend à une amélioration du secteur. Cela, grâce à une hypothétique reprise de l’assurance automobile obligatoire en 2022, après la suspension au cours du troisième trimestre 2021.
Les activités bancaires présenteraient quant à lui, une évolution de hauts et de bas, en termes de dépôts et de financement de l’économie. Concernant les crédits, les perspectives s’annoncent à la baisse, du fait de l’expiration des crédits à court terme (prêts scolaires et de Noël) accordés au cours du second semestre 2021; la réorientation du taux directeur de la banque centrale et, notamment des problèmes liés à la dette intérieure de l’Etat.



















