Une feuille de route de ces investissements vient d’être validée, pour préparer la table ronde des bailleurs de fonds prévue, en juin à Brazzaville.
Dans ce cadre, la Banque africaine de développement (BAD) a reçu, le 5 avril dernier, à Abidjan, des délégations des pays du Congo, de la RDC, du Tchad, de la RCA et de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).
Les investissements retenus concernent : une partie du projet de route Ouesso-Bangui-Ndjamena et de navigation fluviale sur le fleuve Congo et de ses affluents Oubangui, et Sangha, dont le coût est évalué à 1,7 milliard de dollars.
Sur le maillon central du corridor routier transafricain, Pointe Noire-Brazzaville-Bangui-Ndjamena. Le projet prévoit la construction et le bitumage de 1 310 km de routes ainsi que 27,17 km de voies pénétrantes et 49 km de voiries.
D’autre part, le Projet de route route-rail entre les villes de Kinshasa et Brazzaville et le prolongement du chemin de fer Kinshasa-Ilebo, ont un coût évalué à 494,5 millions de dollars.
D’une longueur de 1 575 km, ce projet fera le lien avec la ligne de chemin de fer allant de Kinshasa (RDC) à Ilebo (Congo). Il débouchera également sur le corridor routier de Tripoli, en Libye, à Windhoek, en Namibie, qui est en cours de réalisation dans le cadre du projet de la route transafricaine.
« Au-delà des volontés politiques, l’intégration est soutenue par les projets de grande envergure. Nous assistons à cette réunion d’Abidjan qu’elle soit un véritable détonateur de la réussite de la table ronde. Nous savons compter sur le leadership de la Banque africaine de développement. Que la table ronde de Brazzaville soit une occasion d’engagements fermes », a souligné le ministre Jean-Jacques Bouya, en amont de la réunion.
Selon Pierre Guislain, vice-président de la Banque, chargé du secteur privé, favorisant l’industrialisation, reconnu par les deux projets portés par l’Afrique du Sud centrale la région.
« Pour la Banque, nous sommes heureux d’être associés au processus. La Banque a déjà financé les études détaillées de ces projets. Elle serait désormais aux côtés de CEEAC et de ses membres pour accompagner à mobiliser les fonds publics et privés pour réaliser ces projets structurants.», a-t-il déclaré.
De l’avis de Thérèse Chantal Mfoula, secrétaire générale adjointe du CEEAC : « On ne ménagera aucun effort » pour mettre en œuvre les conclusions de la rencontre d’Abidjan. « Nous sommes convaincus de l’accompagnement de la banque. Nous ne le faisons pas. Nous réalisons ce que nous sommes devenus membres », à-elle conclue.
Alexandre Le-grand






























