Pour la Banque mondiale, le Gabon a intérêt à assainir profondément son climat des affaires s’il veut mener à bien, le processus de diversification de son économie.
Cette observation de l’institution onusienne repose sur plusieurs indicateurs. D’abord, le pays se classe à la 167e place sur 190 pays dans l’édition 2018 du rapport Doing Business. Ce qui constitue une sérieuse entrave à la diversification de son économie. En outre, la stratégie mise en œuvre par le gouvernement pour promouvoir les filières non pétrolières s’est jusqu’ici résumée à accorder des incitations spécifiques aux investisseurs étrangers.
Dans ce cadre, une récente note de politique générale de la Banque mondiale a plaidé pour le renforcement du capital humain, la mise en place d’un environnement des affaires équitable et transparent et l’amélioration de la qualité et du prix des infrastructures clés. Selon la banque, ce sont les trois conditions vitales qu’il faut remplir pour pouvoir assurer la diversification de l’économie et des exportations.
Qu’à cela ne tienne, les autorités ont récemment adopté une série de mesures pour améliorer le climat des affaires, avec la création d’un guichet unique pour les investisseurs, l’introduction d’un cadre institutionnel pour les partenariats public-privé, l’instauration d’un tribunal arbitral national et l’adoption de codes pour les hydrocarbures et les mines.
Alexandre Le-grand






























