A Niamey au Niger le 28 mars 2019, lors de la réunion des ministres africains de l’Economie, et les gouverneurs des banques centrales, le ministre français de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire a de nouveau défendu la zone franc mais tout en admettant certains réajustements.
Selon l’argentier français, « La zone franc est un élément de stabilité pour ses États membres, mais il est toujours possible de l’améliorer ». Ainsi a -t-il poursuivi, la France est ouverte à des initiatives d’« améliorations» de la zone, mais il incombe à ses États membres de décider sur ce sujet.
Et d’ajouter : « …tous les États membres de la zone franc réaffirment leur attachement à cette zone. D’abord, c’est de la stabilité, c’est un moyen de lutter contre l’inflation », a souligné le ministre devant les journalistes.
Selon lui, la zone franc permet aux investisseurs «de venir plus facilement dans les États qui en sont membres ». Dans le même temps, M. Le Maire a estimé qu’il était « bien sûr » possible de l’« améliorer». « Est-ce que nous sommes ouverts à des améliorations ? Bien sûr aussi, mais c’est aux États membres de décider », a-t-il insisté.
Pour rappel, 14 pays africains, dont 12 anciennes colonies françaises, utilisent le franc CFA comme monnaie officielle à l’heure actuelle. Sa valeur étant indexée sur l’euro, les économies africaines concernées restent dépendantes de la politique monétaire européenne. En février dernier, le vice-président du Conseil italien Luigi di Maio a accusé Paris d’utiliser «le franc des colonies» afin de «financer sa dette publique».
Alexandre Le-grand






























