Les conférences budgétaires pour l’élaboration du Projet de Loi de Finances 2022 se sont achevées le 24 août 2021. Cet exercice faisait suite aux lettres du Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda, le 16 juillet 2021, à l’ensemble des départements ministériels, communiquant les plafonds budgétaires, hors investissement, et le débat d’orientation budgétaire, tenu le 29 juin 2021 devant le Parlement.
Cet exercice se tenait conformément aux dispositions de la Loi organique relative aux lois de finances et à l’exécution du budget (LOLFEB), ainsi qu’au décret fixant le calendrier et les modalités de préparation des lois de finances.
Placée sous l’égide du ministère du Budget et des Comptes publics, son orientation était essentiellement axée sur l’investissement, autour des 12 batailles clés identifiées dans la Plan d’accélération de la transformation (PAT).
A l’occasion, tous les membres du gouvernement ont présenté leurs projets prioritaires qui remplissent toutes les conditions préconisées par l’Etude PIMA du Fonds monétaire international (FMI), qui portait sur la gestion des investissements publics.
La boucle a été bouclée par les ministres en charge de la Fonction publique, de l’Economie et de la Relance, du Budget et des Comptes Publics, engagés dans l’assainissement des finances publiques, afin de dégager des marges de manœuvre, qui ont à leur tour, décliné leurs besoins pour l’année 2022.
Pour le ministre de la Fonction publique, Madeleine E Berre, « les échanges ont essentiellement été portés sur la bataille 12, du Plan d’accélération de la transformation. Principalement sur l’assainissement des dépenses publiques. En ce qui concerne le ministère de la Fonction publique, la contrainte est de veiller à assainir la dépense qui impacte la masse salariale ».
Et d’ajouter, « Nous avons donc envisagé la mise en œuvre objets qui vont nous permettre de maîtriser les recrutements, de maîtriser le contrôle de présence des agents ainsi que sa productivité. Cela, à travers l’installation des pointeuses biométriques qui devront être connectés à la Direction de la solde. Nous avons également évoqué l’amélioration de la gestion des ressources humaines ».
« C’est parce que nous entendons améliorer tous ces aspects en amont, que nous allons pouvoir améliorer la dépense liée aux salaires, ainsi que l’efficacité et de la productivité de l’agent public. Autrement dit, nous allons vers la modernisation de nos ressources humaines, mais également nous allons vers la maîtrise de la de la paie et du recrutement des agents en vue de les redéployer en fonction de leurs compétences. Et puis, fonctionner comme administration moderne avec tous les outils que cette nouvelle disposition requiert », a-t-elle ajouté. .
De son côté, la ministre l’Economie et de la Relance, Nicole Jeanine Lydie Roboty épse. Mbou, dans sa présentation a mis en exergue, le rôle de son département ministériel dans l’optimisation des ressources budgétaires, en lien avec la mise en œuvre du PAT. Et surtout vis-à-vis des engagements pris envers le Fonds monétaire international (FMI), ainsi qu’avec d’autres partenaires internationaux.
«Aujourd’hui, a-t-elle indiquée, il est question de pouvoir accélérer les grands chantiers au niveau des administrations fiscales. Notamment, au niveau de la Direction générale des impôts, et de la Direction générale de la douane ».
Il est également question de mettre un accent particulier, sur la maîtrise de la statistique. Cela, sachant que nous ne pouvons pas mettre en œuvre, des politiques publiques, si nous n’avons pas suffisamment pris en compte, l’aspect de la statistique, a-t-elle ajouté.
Clôturant ces assises, le ministre du Budget et des Comptes publics, Sosthène Ossoungou Ndibangoye est revenu sur les grandes orientations de ces conférences budgétaires. « Nous avons eu environ 10 jours de travail, avec les ministres sectoriels. A l’occasion desquels, nous avons observé les problèmes de ressources, des emplois, des investissements par exemple dans le lecteur de l’éducation, des dépenses d’avenir, de la santé, des travaux publics, des infrastructures… »
Et d’ajouter, « Après cette étape, les techniciens vont poursuivre le travail amorcé. Car, à notre niveau, nous avions une vision stratégique de ministre. Ils vont ainsi approfondir tous les dossiers, avec le chiffrage exact. Ce qui devra aboutir au montage de la première mouture de la Loi de finances 2022. Par ailleurs, nous projetons également une baisse des ressources, cela dans le but de réduire notre endettement. Ce qui est également un objectif du PAT. Le cadre tracé à cet effet, prévoit la montée en charge des ressources intérieures et la réduction progressive du niveau d’endettement. Il s’agit en effet, d’avoir une dette qui finance les dépenses d’avenir ».



















