Apres la pluie vient le beau temps. C’est ce que semblent traduire ces perspectives du Fonds monétaire internationale (FMI) sur la CEMAC. Lesquelles perspectives reposent sur les accords conclus avec le Cameroun et le Gabon pour de nouveaux programmes, ainsi que sur un possible avec le Tchad. Cet espoir est également fondé sur la remise en bonne voie des programmes en République centrafricaine et en Guinée équatoriale.
Fort de ces dispositions, le FMI souligne que la croissance globale du PIB réel de la sous-région devrait se redresser modérément pour atteindre 2,6 % en 2021, grâce au redressement de l’économie mondiale et à la hausse des cours du pétrole.
Par ailleurs, alors que la production pétrolière diminuerait légèrement, l’activité non pétrolière poursuivrait la reprise constatée au second semestre de 2020 et rebondirait de 3,3 % en 2021. L’inflation devrait rester inférieure au critère de convergence régionale de 3 %.
Quant au déficit budgétaire global (hors dons), il devrait diminuer de 0,9 % du PIB pour s’établir à 2,4 % du PIB (soit une amélioration d’environ 1 point de pourcentage du PIB par rapport aux projections précédentes), principalement en raison d’une augmentation des recettes pétrolières, comme le préconisent les services du FMI.
S’agissant du ratio d’endettement public total de la CEMAC, il devrait diminuer de 2,7 % du PIB pour atteindre 55,4 %. En outre, un remboursement progressif des arriérés intérieurs accumulés par les États est prévu, conformément aux stratégies qui ont été convenues.
Dans le même temps, le déficit du compte courant extérieur s’améliorerait sensiblement pour atteindre 3,1 % du PIB en 2021, principalement en raison de la hausse des exportations de pétrole (4,3 % du PIB). Tandis que les importations rebondiraient de 1,6 point de pourcentage du PIB.
A propos des réserves brutes extérieures, le FMI indique qu’ils devraient se redresser pour atteindre l’équivalent de 3,4 mois d’importations fin 2021. Cela, grâce au rééquilibrage budgétaire prévu et à la hausse des prix du pétrole.
Le déficit cumulé de la balance des paiements quant à lui s’élèverait à 2,1 milliards d’euros en 2021–23. Ce qui représente une révision à la baisse notable (presque de moitié) par rapport aux projections précédentes, en grande partie due à la hausse des prix du pétrole.
Cependant, le financement prévu de la balance des paiements, qui comprend le concours des nouveaux programmes appuyés par le FMI et les décaissements des IFI et d’autres partenaires bilatéraux, a également été considérablement révisé à la baisse, à 4,8 milliards d’euros pour la période 2021–23.
Par référence au rapport des services du FMI de janvier 2021, l’accumulation de réserves brutes sur la période reste globalement inchangée, mais est calculée selon un niveau de départ plus faible à la fin de 2020.
Les réserves extérieures n’atteindraient donc pas le niveau adéquat équivalent à 5 mois de couverture des importations à l’horizon prévisionnel du scénario de référence.
Afin d’éviter une détérioration de la viabilité de la dette dans la région, il sera crucial d’obtenir des financements extérieurs à des conditions concessionnelles ou sous forme de dons pour les pays membres à faible revenu, ainsi qu’un allégement de la dette, le cas échéant.


















