Le dernier rapport de l’agence de notation Fitch Ratings, publié le 24 août 2021, scrute minutieusement les attentes que charrie le nouveau programme paraphé par le Gabon avec le FMI.
Dans ce cadre, l’agence préconise de rectifier le tir, afin d’éviter toutes les incongruités qui ont entouré le précédent programme paraphé en juin 2017. Dans un premier temps, ce rapport revient sur le bilan du précédent accord qu’il juge mitigé au regard de la performance affichée par le pays.
Mais, contrairement à ce dernier, l’agence se veut optimisme pour le nouveau programme, grâce notamment aux nombreuses réformes clés en cours de démarrage dans le pays.
Fitch Ratings marque néanmoins un bémol. A cet effet, elle souligne que des retards dans la réalisation des objectifs de ce nouveau programme introduiraient des risques sur la trajectoire de financement du Gabon.
Ce qui, mécaniquement pourrait entraîner un nouveau stress de liquidité à la lumière des faibles coussins de liquidité du pays. En outre, la voie de financement reste également très vulnérable aux fluctuations des revenus pétroliers.
Ce d’autant plus que la pandémie, les chocs pétroliers et l’incapacité à obtenir certains financements prévus des créanciers officiels ont conduit à un affaiblissement de la position de liquidité du Gabon.
Par conséquent, le pays n’a pas pu obtenir plusieurs prêts d’appui budgétaire attendus en 2020. Ce qui a mis en évidence, des faiblesses dans la gestion des finances publiques et limité la flexibilité de financement du souverain.
Par ailleurs, le resserrement des conditions de liquidité a entraîné une accumulation temporaire d’arriérés de dette extérieure en 2020, bien que ceux-ci aient été apurés à partir d’août 2021.
Cela a également conduit à un reprofilage du prêt gabonais à Afreximbank, le deuxième en autant d’années. Le programme d’achat d’obligations de la banque centrale a également apporté un certain soulagement grâce à des liquidités supplémentaires sur le marché régional peu profond de la dette, et les autorités ont levé environ 2 % du PIB auprès de la banque centrale régionale.



















