L’Allemagne porte un intérêt économique croissant au continent noir avec des investissements de plus de dix milliards d’euros en 2018.
L’analyse est du journal ‘’Monde Afrique’’ qui appuie son analyse sur une réflexion de Claire Demesmay (photo), chercheuse à la DGAP, un cercle de réflexion berlinois spécialisé dans les relations internationales.
Dans sans sa réflexion, la chercheuse indique « La France regarde vers le Sud, l’Allemagne vers l’Est. Cette image à propos des priorités stratégiques et des champs d’action diplomatique des deux Etats est bien ancrée dans les esprits ».
Avant d’ajouter que « l’image d’une Allemagne indifférente à l’Afrique mérite d’être corrigée. Si ce n’est toujours pas la priorité de la diplomatie allemande, du moins le gouvernement développe un intérêt croissant pour la région ».
Selon Mme Demesmay, le premier tournant date des années 2000, sous la présidence d’Horst Köhler, et le second, lors de la crise des réfugiés, en 2015. Lorsque l’Allemagne accueille, en une année, neuf cent mille migrants, et que la chancelière Angela Merkel déclare « le développement de l’Afrique comme le grand enjeu de notre époque »
En janvier 2017, le ministre du Développement, Gerd Müller, appelle à « un plan Marshall pour l’Afrique ». Deux mois après, l’Allemagne, qui occupe la présidence tournante du G20, lance l’initiative « Compact with Africa », pour inciter les entreprises à accroître leurs investissements en Afrique.
La même année, l’Allemagne va dépasser la France comme premier fournisseur européen en Afrique. En 2018, ses investissements ont dépassé les dix milliards d’euros, une hausse de 10 % en un an.
Géographiquement, ils se sont diversifiés, même si des voix se sont élevées outre-Rhin pour souligner que les pays profitant le plus de ces programmes sont ceux déjà en expansion et non ceux qui en auraient le plus besoin.






























