Selon un rapport de la Commission économique africaine (CEA), publié à la faveur de la 53e session de la Commission et 2021 Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique, qui se tient du 17 au 23 2021, les finances publiques des pays du continent restent soumises à l’épreuve de la Covid – 19.
Selon les indications de la CEA, les déficits budgétaires se sont creusés en raison de l’augmentation des dépenses publiques en vue d’enrayer la propagation de la pandémie. De nombreux pays africains risquent en conséquence d’être surendettés. En outre, des politiques monétaires accommodantes ont été maintenues pour amortir les effets négatifs de la pandémie sur l’activité économique malgré les pressions inflationnistes dans certains pays.
La mise en œuvre de ZLECAf charrie beaucoup d’espoir
Le commerce africain qui est forte chute devrait observé une hausse. Cela, avec la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). « L’accès au financement concessionnel sera essentiel pour restaurer les vies et les moyens de subsistance et retrouver un dynamisme vers la réalisation des Objectifs de développement durable et des Aspirations de l’Agenda 2063 », affirme Hopestone Kayiska Chavula de la section d’analyse macroéconomique de la CEA. Selon lui, la croissance du PIB réel est restée modérée sur le continent, principalement en raison des risques de baisse associés à la deuxième vague d’infections, à la baisse des prix des produits de base et aux risques budgétaires importants ainsi qu’aux conflits dans certains pays.
Un zeste d’optimisme : L’année 2021 s’annonce positive
Néanmoins, tempère-t-il, « l’année 2021 s’annonce positive ». Il évoque dans ce cadre, la disponibilité des vaccins contre la Covid-19 et l’amélioration de l’activité économique au 4ème trimestre 2020, des dépenses pour les fêtes et les frais de voyage. A propos des risques et des incertitudes, Hopestone Kayiska Chavula laisse indiquer : « la deuxième vague d’infections, les mesures fiscales expansionnistes et la hausse des niveaux de dette posent des risques à la baisse pour la croissance de nombreux pays africains. L’instabilité post-électorale et les troubles sociaux, qui peuvent en partie découler de difficultés économiques liées à la pandémie et aux longs confinements, ont engendré des incertitudes dans certains pays ».
Quant aux risques liés au changement climatique, M. Chavula souligne enfin que plusieurs pays sont exposés à un risque élevé d’évènements météorologiques extrêmes qui pourraient également nuire à la croissance économique. Avant de conclure que la pandémie a créé une opportunité pour une croissance verte résiliente au climat comme une opportunité de stimuler la relance.




















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