L’Etat gabonais vient de lancer un nouvel emprunt obligataire par Appel public à l’épargne (APE), d’un montant de 175 milliards de FCFA, sur le marché financier de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC).
Cette opération ne va pas sans susciter des vagues au sein des milieux économiques et de la société civile, qui tirent la sonnette d’alarme, sur la hausse de l’encours de la dette publique du pays. Malgré ces réactions, le ministère de l’Economie et de la Relance se veut plutôt rassurant quant à sa stratégie d’endettement public pour l’année en cours. Laquelle, indique-t-il, « s’inscrit pleinement dans la volonté d’avoir une totale maitrise du service de la dette ».
« Cette orientation se justifie par la nécessité de dégager des marges budgétaires permettant de soutenir le financement du Plan d’accélération de la transformation (PAT) de l’économie gabonaise. Cela, en maintenant à un niveau appréciable l’investissement public dans les infrastructures de base et en soutenant la participation des opérateurs économiques locaux à la croissance économique et particulièrement à celle des secteurs prioritaires », explique-t-on.
Avant d’ajouter que, « la restauration de la capacité d’autofinancement des entreprises domestiques constitue un enjeu majeur à la mise en œuvre rapide du PAT. Pour matérialiser cet objectif, le gouvernement a opté pour la mobilisation d’un emprunt obligataire par Appel public à l’épargne (APE) sur le marché financier de la CEMAC. Le nouvel emprunt obligataire d’un montant de 175 milliards de FCFA, rémunéré au taux annuel de 6% net sur une maturité de cinq ans reste conforme à la stratégie d’endettement public 2021-2023 et à la Loi de Finances 2021 ».
De plus, «Il est particulièrement en phase avec les dispositions de l’article 34 alinéa 3 de la LF 2021 qui autorise le gouvernement à entreprendre dans le cadre de la gestion active de la dette, toutes opérations permettant de rendre liquides les moratoires et autres passifs inscrits dans son portefeuille de dettes intérieures », précise le ministère de l’Economie et de la Relance.
Avant de décliner l’orientation réservée au produit de cette nouvelle levée de fonds. « Le produit de l’émission de cet emprunt obligataire sera dédié à l’apurement des moratoires en portefeuille à la Direction générale de la dette (DGD), à l’issue des travaux de vérification et de certification du service fait engagés par la Task-force pour le règlement de la dette intérieure. Dans ce cadre, l’affectation des paiements se fera prioritairement au bénéfice des entreprises engagées dans les projets prioritaires du PAT ».
Pour la bonne gouverne, en 2020, l’encours de la dette publique gabonaise se situe à 6 264,9 milliards de FCFA, dont 4 052,4 milliards de FCFA pour la dette extérieure, et 2 212,5 milliards de FCFA au titre de la dette intérieure.



















