Les échanges ont porté sur la disponibilité des médicaments dans les structures sanitaires du pays, en particulier dans les dispensaires, centres de santé et hôpitaux. Face aux difficultés d’approvisionnement constatées, le chef de l’État a instruit le ministère de la Santé et l’Office pharmaceutique national de prendre des mesures immédiates afin d’assurer un approvisionnement régulier en médicaments sur l’ensemble du territoire national, en renforçant notamment les mécanismes de distribution et en prévenant les ruptures de stock.
A l’occasion, Brice Clotaire Oligui Nguema a également réaffirmé sa volonté de moderniser le système de santé à travers la digitalisation des établissements sanitaires. Déjà engagée avec l’interconnexion des principales structures de santé du Grand Libreville et des Centres hospitaliers régionaux, cette réforme permettra d’améliorer la gestion des médicaments, la coordination des soins, le partage des données médicales et la prise en charge des patients.
À travers ces orientations, le chef de l’État confirme sa détermination à garantir aux populations un accès durable à des soins de qualité et à des médicaments disponibles sur l’ensemble du territoire national. Tout porterait donc à croire que le dossier de la Santé Pharmaceutique SA devrait connaître une avancée significative. Cette entité qui se veut fleuron de l’industrie pharmaceutique gabonaise, fait face aujourd’hui, à de sérieux soucis d’ordre logistique.
Selon des sources proches du dossier, à défaut d’une forte décision, l’entreprise pourrait bientôt cesser définitivement ses activités, avec des conséquences économiques, sociales et sanitaires considérables pour le pays. Le constat est plus qu’alarmant : plus de 700 millions de FCFA de médicaments sont menacés de péremption, sept mois de salaires restent impayés, près de 70 employés gabonais risquent de perdre leur emploi, tandis que plusieurs projets de développement sont aujourd’hui à l’arrêt.


















