A travers cinq appels, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a oxygéné le système bancaire sous-régional avec un encours moyen mensuel de 266,2 milliards de FCFA durant le mois d’août 2018, contre 272,9 milliards de FCFA, un mois plus tôt.
Par pays, ces opérations principales d’injection de liquidités restent fortement variables.
Cameroun
L’encours moyen mensuel des avances accordées aux établissements de crédit a enregistré une baisse, allant de 40,6 milliards de FCFA en juillet 2018 à 35,7 milliards de FCFA, au mois d’août 2018, à la suite de la diminution des besoins de trésorerie d’un établissement de crédit de ce pays.
Centrafrique
Le volume moyen a observé une légère augmentation tout en demeurant faible, passant de 96 millions de FCFA en juillet 2018 à 100 millions en août 2018. Ce concours répond au besoin de liquidité d’un seul établissement de crédit de la place.
Congo
Le montant moyen s’est établi à 44,1 milliards de FCFA en août 2018 contre 54,7 milliards de FCFA en juillet 2018. Ce repli s’explique en partie par la contraction de la demande des liquidités des banques du Congo, consécutive à la baisse de leurs facultés d’avances.
Gabon
L’encours moyen mensuel a connu une hausse de 31,6% en un mois, pour s’élever à 25,4 milliards de FCFA en août 2018, avec essentiellement un établissement de crédit recourant régulièrement à cette opération.
Guinée Équatoriale
Le montant moyen est revenu à 117,8 milliards en août 2018 contre 130,8 milliards en juillet 2018, lié au besoin de liquidité d’un seul établissement de crédit. Cette baisse s’explique en partie au caractère concurrentiel de cette opération qui n’a pas permis à cet établissement de crédit de satisfaire l’ensemble de ses besoins.
Tchad
Le pays d’Idriss Déby Itno a vu son encours moyen fortement progresser durant ce mois d’août 2018. Il est parti de 27,3 milliards en juillet 2018 pour se hisser à 43,1 milliards en août 2018.
Cette évolution est consécutive au recours accru de deux banques de ce pays à l’opération principale d’injection de liquidité en relation avec l’augmentation de leurs facultés d’avances suite au remboursement progressif des avances au taux de pénalité consolidées.































