Le 18 décembre 2018, à Yaoundé au Cameroun, le Comité politique monétaire de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), a tenu sa quatrième réunion ordinaire de l’année, sous la présidence de son gouverneur, ABBAS MAHAMAT TOLLI, gouverneur.
Au cours de cette séance, le CPM a pris connaissance des perspectives macroéconomiques mondiales et sous-régionales.
Ainsi, au plan international, le CPM a indiqué que l’activité économique serait marquée par la reprise dans plusieurs pays exportateurs de produits de base, et la poursuite d’une croissance vigoureuse dans les pays émergents d’Asie, tandis qu’au niveau sous-régional, il a passé en revue la situation économique et monétaire récente de la Cémac, ainsi que les perspectives à court terme.
Dans ce cadre, le Comité politique monétaire a noté qu’en 2018, l’activité économique des pays membres a tiré profit de la hausse du prix du baril de pétrole brut, de l’augmentation de sa production et du dynamisme du secteur non pétrolier, conjugués à la poursuite des réformes macroéconomiques et structurelles par les Etats de la sous-région.
Ainsi, il est prévu pour 2018 cinq principales tendances. A savoir :
-un taux de croissance réelle de 1,5 % contre +0,2 % en 2017 ;
-une progression du niveau général des prix d’environ 1,7 % en moyenne annuelle, contre 0,9 % en 2017 ;
-un excédent du solde budgétaire, base engagements, dons compris, de 0,8 % du PIB, contre un déficit de 3,7 % du PIB en 2017 ;
-une contraction du compte courant à -3,1 % du PIB, contre -4,2 % du PIB en 2017 et
-une expansion de la masse monétaire de 5,5 %, pour un taux de couverture extérieure de la monnaie qui se situerait autour de 60,7 %.
Tenant compte de ces évolutions macroéconomiques de la sous-région attendues pour 2018, et des perspectives favorables à moyen terme, et après analyse du fonctionnement du marché monétaire et des facteurs de risques pesant sur la stabilité monétaire, le CPM a décidé de :
– maintenir inchangé le taux d’Intérêt des appels d’offres ;
– relever le taux de la facilité marginale de prêt de 75 points de base pour le porter de 5,25 % à 6,00 %
– maintenir inchangé le taux de facilité marginale de dépôt et enfin de
– relever le taux de pénalité aux banques de 75 points de base pour le porter de 7,55 % à 8,30 % ; maintenir inchangé les coefficients des réserves obligatoires.
S’agissant particulièrement du relèvement du taux de la facilité marginale de prêt, le CPM indique qu’il traduit la volonté de la Banque centrale d’appuyer les réformes du cadre opérationnel de sa politique monétaire.






























