Après la Banque mondiale le Pr Daniel Ona Ondo a poursuivi ce 9 avril 2019, les entretiens avec les administrateurs du Fonds monétaire international (FMI), en marge des Assemblées du printemps de ces deux institutions à Washington.
Avec l’administrateur du FMI du Groupe Afrique II, Mohamed Lemine Raghani, et le Directeur Afrique du FMI, Abebo Aemro Sélassié, le président de la Commission de la CEMAC, le Pr Daniel Ona Ondo a fait valoir les progrès en cours dans sa région, tout en appelant le FMI à intégrer tous les États dans le Programme d’appui budgétaire, notamment le Congo et la Guinée-Équatoriale, au moment où la revue de ceux-ci arrive bientôt à terme.
Au cours de son propos, le Pr Daniel Ona Ondo a également souhaité que la Commission soit partie prenante de l’accord régional et que le système d’alerte précoce soit implémenté en CEMAC, pour permettre de disposer d’un outil d’anticipation de survenance des risques.
Il a surtout fait comprendre à ses interlocuteurs que lors de la dernière Conférence des Chefs d’État de la CEMAC de N’Djamena, des mesures importantes ont été prises pour impulser un nouvel élan à la sous-région.
Enfin, il n’a pas occulté les problèmes sécuritaires qui demeurent un sujet de préoccupation et affectent fortement la situation économique et sociale de l’Afrique Centrale.
A son tour, l’administrateur du Groupe Afrique, Mohamed Lemine Raghani a félicité les progrès réalisés et la stabilisation de la situation économique en Afrique centrale, contrairement à la décélération de la croissance observée au niveau mondial. Il a de ce fait, souligné que la volonté d’aller de l’avant est manifeste et renvoie un signal positif auprès des instances dirigeantes de Washington.
Évoquant le cas du Congo et de la Guinée-Équatoriale qui n’ont toujours pas signé de programme avec son institution, il a dit être confiant en ce qu’un aboutissement puisse voir le jour au regard des efforts que déploient ces gouvernements pour satisfaire aux exigences du FMI.
Mohamed Lemine Raghani a aussi justifié que ‘’Le rôle de la Commission de la CEMAC doit être renforcé car l’Afrique centrale dispose d’un grand potentiel que l’intégration peut aider à développer. Et de poursuivre, nous allons pousser à notre niveau pour que la Commission soit plus opérationnelle. C’est la seule solution à long terme pour prévenir les crises et instaurer une croissance durable dans la zone’’
En second lieu, le Directeur Afrique du FMI, Abebo Aemro Sélassié a rappelé que ‘’lorsque les Etats ont besoin d’aide, nous devons être à leurs côtés. Nous voulons être là pour assurer la stabilité, mais aussi pour une sortie de crise en CEMAC ‘‘.
Il est également revenu sur les facteurs qui continuent de freiner la signature du Congo et de la Guinée-Équatoriale avec le FMI. Pour lui, ‘’les efforts des deux pays sont perceptibles mais pas encore suffisant pour engager le FMI’’.
Toutefois, il a proposé au Président de la Commission une nouvelle ‘’stratégie régionale ‘’; de façon à accélérer le processus de signature des deux pays. Enfin, il a loué les aspects de la surveillance multilatérale, la mise en œuvre des réformes, la gouvernance ainsi que le leadership de la CEMAC. Il a surtout plaidé pour que la Commission encourage le secteur privé en améliorant le climat des affaires et en promouvant la transparence dans les industries extractives.
Alexandre le-grand






























