Après quelques années d’accalmie, le spectre des vieux démons de la division et de l’immobilisme semble à nouveau planer sur la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).
Selon des sources internes, sous couvert d’anonymat, la cabale médiatique savamment orchestrée et entretenue par certaines sources à travers la presse, depuis la tenue du dernier sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la CEMAC, le 22 novembre 2019 à Yaoundé, semble allègrement se poursuivre.
De l’avis de nos sources, «le but inavoué de cette manœuvre est de ternir l’image du premier responsable de la Commission et visiblement de bloquer les actions entreprises au rang desquelles le processus de retour à Bangui ». A preuve poursuivent-elles, « La divulgation des informations sur les travaux du siège à Bangui, sans que les acteurs concernés aient été questionnés, participe d’une campagne dont le but est – comme ils le clament – de faire démettre le président de la Commission, dans un contexte de guerre de leadership dont la Commission est devenue le terreau ».
Face à ces manœuvres jugées dilatoires et peu objectives, la Commission a engagé un certain nombre d’initiatives dans un souci de transparence afin d’édifier l’opinion sur ce chantier. Dans ce cadre, «elle tient à rappeler aux hommes et femmes des médias, désireux d’avoir la bonne information, qu’elle se tient à leur disposition pour toutes les questions relatives au dossier des travaux de réhabilitation du patrimoine immobilier de Bangui, comme pour d’autres, tout en les invitant à focaliser les énergies au traitement des problématiques liées à l’approfondissement de l’intégration régionale et la résolution de la crise sanitaire et économique dans la sous-région ».
En outre, l’institution régionale, se dit disposée à organiser au moment opportun, une visite des travaux et un point de presse à laquelle elle convie tous les médias intéressés. Elle tient enfin à attirer l’attention des professionnels des médias sur les manœuvres dilatoires et malsaines des auteurs de « fake news » sur le dossier du retour à Bangui. En même temps qu’elle réaffirme par la même occasion, sa ferme volonté de ne pas se détourner des missions que les plus hautes autorités de la CEMAC lui ont confiées.
Rappel à l’ordre
Signe de sa sensibilité, le sujet a également été au cœur des travaux de la réunion de cabinet tenue à Malabo par Visioconférence, ce 28 juillet 2020. Laquelle réunion examinait les dossiers devant constituer la trame du Comité inter-Etats et du Conseil des ministres de l’UEAC prévus les 4 et 5 août 2020.
A l’occasion, le Pr Daniel Ona Ondo a rappelé à tous « le principe d’obligation de réserve qui encadre les fonctionnaires de la Commission dans l’exercice de leurs fonctions. Il a de ce fait déploré que des informations et documents officiels se retrouvent dans la presse ». Ce qui, selon lui, « traduit un manquement aux principes qui gouvernent le fonctionnement de Commission ».
La stricte observance du secret professionnel, a-t-il insisté, « n’est pas une option mais une obligation que chacun est tenu de respecter. Occasion pour lui également d’évoquer le code de bonne conduite, en cours d’élaboration avant son entrée en application dans les tout prochains jours».
En clair, le Pr Daniel Ona Ondo entend «mettre un terme aux agissements et comportements déviants de certains fonctionnaires qui se croient au-dessus des lois et règlements, et qui s’obstinent à nuire au bon fonctionnement de l’institution pour des intérêts personnels », indique-t-on.





























