Née de la volonté des Etats de créer une institution financière communautaire avec pour mission d’appuyer le développement économique et social à travers le financement des projets, la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC) est sortie des fonts baptismaux, le 03 décembre 1975 à Bangui.
Trois principales missions ont été assignées à l’institution financière. Il s’agissait : – de promouvoir le développement durable des pays de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) et de contribuer à l’intégration économique des pays de l’Afrique centrale, notamment par le financement des investissements nationaux, multinationaux et des projets d’intégration économique ;
– d’apporter son concours aux Etats, aux organisations sous-régionales, aux Institutions financières et aux opérateurs économiques, dans leurs efforts pour la mobilisation de ressources financières et le financement des projets notamment pour préserver les écosystèmes et lutter contre le changement climatique et enfin
-d’appuyer les Etats, les organisations sous-régionales, et les opérateurs économiques dans le financement des études de faisabilité des programmes et projets.
Dans le contexte actuel, la BDEAC est un allié de choix pour le financement des projets de développement économiquement viables, socialement inclusifs, écologiquement neutres et financièrement rentables, dans la sous-région CEMAC et dans les autres pays membres non régionaux si son intérêt l’exige.
Avec un capital social de FCFA 1 200 milliards de FC FA, l’actionnariat de la banque est composé de la catégorie A et de la catégorie B. Les titulaires des actions de la catégorie A sont le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, de la Guinée Equatoriale et le Tchad. Ceux de la catégorie B sont la Banque africaine de développement (BAD), la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), la Commission de la CEMAC, la France, le Koweït, la Libye, le Royaume du Maroc, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) et le Fonds de solidarité africain (FSA).
Durant ces 45 années d’activités, les interventions de la BDEAC ont eu un large impact socio-économique dans les six Etats membres de la CEMAC, à travers un volume global de financement qui s’élève à 1 449, 279 000 000 de FCFA, dans les domaines aussi variés que l’éducation, la santé, l’industrie et l’agro-industrie, le développement agricole et rural, les télécommunications, les infrastructures routières, portuaires et aéroportuaires et l’énergie.
En outre, la banque ambitionne de jouer un rôle prépondérant dans la gestion des écosystèmes de la Sous-région et la recherche de solutions économiques efficaces dans la lutte contre les effets du changement climatique en Afrique centrale. A cet égard, elle est engagée dans un processus d’accréditation au Fonds vert pour le climat (FVC) qui permettra in fine de mobiliser des ressources adaptées en faveur du développement durable en Afrique centrale.
Par ailleurs, en vue d’exploiter l’opportunité que représentent les activités du commerce, la BDEAC s’est engagée à contribuer davantage à la promotion des échanges commerciaux régionaux, intra-africains et entre l’Afrique et le reste du monde à travers la mise en place d’une politique de financement du commerce.
En adéquation avec la vision de ses dirigeants et grâce à l’abnégation de son personnel, les résultats financiers de la Banque se sont consolidés au cours des trois (3) dernières années avec des performances exceptionnelles de 2 350 000 000 de FCFA en 2017, 11 530 000 000 de FCFA en 2018 et 14 345 000 000 de FCFA en 2019.
De toute évidence, la BDEAC est montée en puissance et s’est positionnée comme le pilier économique indéniable de la Sous-région. Elle ne cesse de se réinventer dans le but de rechercher des solutions économiques efficaces pour faire avancer la Sous-région. Aujourd’hui, la BDEAC se veut ‘’Un partenaire de référence pour le développement humain et l’intégration régionale’’.





























