Cette rencontre est co-organisée par la Communauté des superviseurs bancaires africains (CSBA), le Groupe technique de l’Association des banques centrales africaines (ABCA) et l’Institut de stabilité financière (ISF) de la Banque des règlements internationaux (BRI), avec l’appui institutionnel de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) et de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac).
Elle constitue un cadre d’échange sur les défis émergents de la supervision bancaire. « L’édition 2026 se tient dans un contexte international marqué par l’accélération des innovations financières, le développement de l’intelligence artificielle dans les services financiers, l’émergence des cryptoactifs et des stablecoins, ainsi que la montée des risques cybernétiques », a indiqué le président de l’ABCA, Yvon Sana Bangui, appelant à relever les défis émergents de la supervision bancaire en Afrique.
Durant deux jours durant, les gouverneurs de banques centrales, autorités de supervision bancaire, experts internationaux, institutions financières et partenaires techniques du continent, vont mener une réflexion collective sur les nouveaux défis de la supervision bancaire et de la stabilité financière en Afrique.
« Mais au-delà de sa dimension technique, la rencontre de Yaoundé représente également une opportunité stratégique de renforcement de la coopération prudentielle africaine, de partage des meilleures pratiques réglementaires et de valorisation du rôle croissant des institutions africaines dans les débats internationaux sur la régulation financière », précisent les organisateurs.
Moment important de visibilité institutionnelle pour la CEMAC
Cette édition 2026 constitue un moment important de visibilité institutionnelle pour la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Ce, du fait qu’elle met en lumière l’engagement de la BEAC et de la Cobac en faveur d’un système bancaire africain plus résilient, plus innovant et mieux préparé aux transformations du secteur financier mondial.
Ainsi, quatre grands enjeux seront au cœur des débats, à savoir renforcer l’efficacité de la supervision bancaire ; coopération prudentielle et résilience des systèmes financiers et la coopération prudentielle et résilience des systèmes financiers.
L’objectif de la rencontre est de contribuer au renforcement de la coopération entre superviseurs bancaires africains afin de promouvoir la stabilité financière et l’efficacité des dispositifs prudentiels sur le continent. Elle permettra également d’encourager les échanges d’expériences entre autorités de supervision ; de renforcer les mécanismes de supervision bancaire transfrontalière; de promouvoir les standards internationaux adaptés aux réalités africaines; de développer les partenariats techniques internationaux; d’améliorer les dispositifs de gestion des risques bancaires, mais aussi de renforcer la coordination entre autorités monétaires et prudentielles africaines.
« Je forme également le vœu que les travaux de cette conférence débouchent sur des recommandations opérationnelles susceptibles de renforcer la stabilité financière, de soutenir l’inclusion financière et d’accompagner durablement le financement des économies africaines », a déclaré Sana Bangui à l’ouverture de la conférence annuelle.



















