C’est le moins que l’on puisse dire, au terme de la IXème session extraordinaire du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), tenue ce 18 décembre à Libreville (Gabon)
A la faveur de cette rencontre convoquée par son président en exercice, le président de la République gabonaise, Ali Bongo, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) a vu sa réforme institutionnelle actée. Cette réforme concerne cinq textes fondamentaux. A savoir : le protocole du traité instituant la Commission de la CEEAC, le Conseil de paix et sécurité de l’Afrique centrale, le règlement financier, le cadre organique ainsi que le statut du personnel révisé de la communauté.
Cette rencontre a permis aux dirigeants de la sous-région, d’examiner, puis de valider le rapport des travaux des ministres des Etats membres et ces cinq textes fondamentaux relatifs à la réforme institutionnelle de la CEEAC que les experts ont préalablement examinés, avant d’être retenus par les ministres au cours de la réunion du Comité de pilotage qui s’est tenue les 16 et 17 décembre 2019 à Libreville.

La réforme institutionnelle voulue a pour objectif d’améliorer l’efficacité et l’efficience de la CEEAC, afin qu’elle réalise un saut qualitatif majeur dans sa gouvernance. Ce qui aura pour finalité de la rendre viable et forte, car dotée d’un exécutif rénové.
En pratique, il s’est agi pour les uns et les autres d’intégrer dans un cadre juridique et institutionnel unique, toutes les composantes du processus d’intégration régionale au sein de la CEEAC, notamment l’intégration économique et commerciale, la politique, la stabilité sociale, la paix et la sécurité.
A l’occasion, Ali Bongo Ondimba a rappelé à ces hôtes l’objectif de cette rencontre : « Ce sommet est centré autour de l’adoption des documents fondamentaux de la réforme institutionnelle devant permettre à notre Communauté de s’adapter aux défis de l’heure et de renforcer son rôle en tant que pilier de l’Union Africaine ».
Avant d’indiquer que les documents à examiner sont le fruit de quatre années des réflexions des experts de la Communauté, sous son autorité. Il a clos son propos en réaffirmant son engagement à poursuivre la mission qui lui a été assignée par ses pairs, afin de redynamiser l’organisation sous-régionale, d’où selon lui, l’attribution par le Gabon d’un nouveau siège à Libreville.
Clôturant les travaux, les chefs d’Etat et de gouvernement ont décidé de tenir la XVIIème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernements à Libreville, au cours du premier semestre de l’année 2020.





























