Selon le Fonds monétaire international (FMI), les impacts négatifs liés au virus Covid-19 sont susceptibles d’avoir des effets économiques à long terme, avec une croissance économique à moyen terme de seulement 3,5%.
Cette lecture est faite sur base des résultats positifs, que commencent à donner les réformes visant à améliorer la gouvernance et l’environnement des affaires, indique Archbold Macheka, économiste d’IHS Markit, la plateforme de recherche et d’analyses des services financiers.
Le Fonds indique à cet effet qu’après s’être détérioré pour atteindre un déficit estimé à 6,5% du PIB en 2020, l’écart du compte courant extérieur devrait s’améliorer pour s’établir à environ 4,8% du PIB en 2021, en raison de la reprise anticipée des exportations de pétrole. Le FMI s’attend à ce qu’une reprise soutenue des exportations de pétrole et des mesures de substitution aux importations contribuent à ramener le déficit du compte courant à environ 3% du PIB d’ici 2023.
En outre, poursuit –il, les réserves devraient être reconstituées à un rythme plus lent que prévu précédemment, mais devraient atteindre l’équivalent de 5 mois d’importations d’ici 2025. L’inflation annuelle dans la région devrait s’accélérer pour atteindre une moyenne de 2,8% en 2021, tirée à la fois par la demande et l’offre pressions latérales sur le dos des perturbations liées au virus Covid-19.
Globalement, le FMI prévoit que les efforts d’assainissement budgétaire, principalement par le biais de la compression des dépenses, favoriseraient la réduction du déficit budgétaire global à 3,4% du PIB (dons exclus) en 2021. À moyen terme, il prévoit des efforts d’assainissement équilibrés pour accroître les recettes non pétrolières et contenir les dépenses. En conséquence, le FMI s’attend à ce que le ratio dette publique / PIB tombe progressivement à environ 50% du PIB en 2024.
Toujours dans cadre, l’économie de la région de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) continue d’être considérablement affectée par la pandémie du virus Covid-19, une deuxième vague d’infections frappant actuellement la plupart des pays membres. Les perspectives macroéconomiques régionales à court terme restent difficiles, avec des risques importants émanant des impacts économiques et sociaux causés par la pandémie.
IHS Markit s’attend à une croissance de la région d’environ 3,4% en 2021, limitée par les mesures de confinement liées au virus Covid-19, ainsi que par la lenteur des investissements dans un contexte d’incertitude économique et de fléchissement des prix des matières premières, en particulier pour le pétrole.
En dernière analyse, IHS Markit prévoit que la croissance restera léthargique à moyen terme et bien en deçà, de son niveau potentiel alors que les pays membres se lancent dans des politiques d’assainissement budgétaire pour freiner la croissance de la dette publique.





























