À l’issue de cette réunion, Mme Georgieva est revenu sur la situation conjoncturelle du continent sans pour autant faire fi de la contribution de son institution pour juguler ces multiples défis.
Selon Kristalina Georgieva, « La pandémie de COVID-19 a provoqué une récession sans précédent en Afrique en 2020. La pauvreté a augmenté et les systèmes de santé ont été soumis à de fortes pressions. Les pays africains ont mis en place des mesures fortes pour contenir la pandémie et atténuer son impact économique sur les populations ».
Mettant un exergue un zeste d’espoir, la patronne du FMI a annoncé une lente reprise pour l’année en cours, avec des contraintes d’approvisionnement en vaccins et des ressources financières limitées pesant sur les perspectives macroéconomiques.
Ainsi, ressassant la contribution du FMI face à la situation, elle a indiqué que le FMI est intervenu rapidement pour fournir des niveaux exceptionnels d’assistance financière à ses membres. Entre mi-mars 2020 et mi-septembre 2021, le FMI a approuvé 66 demandes de soutien financier aux pays africains, dont 52 demandes émanant de Pays à faible revenu (PFR).
Et d’ajouter, «l’’aide financière aux pays africains a atteint un montant sans précédent de 26,2 milliards de DTS (36,5 milliards de dollars EU), dont 12,8 milliards de DTS (17,8 milliards de dollars EU) pour les pays à faible revenu au cours de cette période ».
A preuve, « Le FMI a récemment renforcé sa capacité à fournir un soutien financier à l’Afrique. Il a augmenté la capacité de financement concessionnel dans le cadre du Fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et la croissance ( PRGT ) », a-t-elle déclaré.
Dans ce droit fil, en août 2021, le Conseil des gouverneurs du FMI a approuvé la plus importante allocation de DTS de l’histoire du FMI équivalant à 650 milliards de dollars américains (environ 456 milliards de DTS), dont environ 33 milliards de dollars américains à l’Afrique. L’utilisation transparente et responsable de ces ressources dans le contexte des cadres politiques à moyen terme est essentielle pour assurer une réponse efficace et durable aux besoins de la pandémie.
« Au cours de nos délibérations, les participants ont souligné que les besoins de financement des pays africains, en particulier des pays à faible revenu, devraient rester élevés au cours des deux prochaines années, alors que les pays s’efforcent de surmonter l’impact de la pandémie, de faire avancer les réformes, de lutter contre le changement climatique, les coûts d’adaptation et favoriser la reprise économique », a laissé entendre Kristalina Georgieva.
Dans ce contexte, le FMI explore des options supplémentaires pour aider les pays les plus pauvres et les plus vulnérables dans leurs efforts de redressement et pour faciliter une croissance plus résiliente et durable grâce à la canalisation potentielle des DTS, a-t-elle poursuivi.
Avant de conclure que « Cela permettrait aux membres qui ont des positions extérieures fortes de réaffecter volontairement une partie de leurs DTS pour aider les membres les plus vulnérables. Le FMI renforce également ses partenariats avec d’autres institutions multilatérales pour aider les pays à soutenir la reprise ».



















