En étroite collaboration avec la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) et la Communauté économique et monétaire pour l’Afrique centrale (CEMAC), la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) lance appel à propositions, en vue de l’institution d’un label, ‘’Made in Central Africa’’ .
Selon la CEA, cette approche «se fonde sur le principe qu’un tel label, présenté comme marqueur de l’origine de produits de qualité provenant de la sous-région, stimulerait une saine concurrence dans la production industrielle et des services pour le commerce de qualité au niveau sous-régional puis intra-africain, dans le contexte de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) ». Ceci, dans l’esprit du Consensus de Douala sur la diversification économique en Afrique centrale du septembre 2017.
Pour porter le label, ‘’Made in Central Africa’’, conformément aux règles d’origine établies par la CEEAC et la CEMAC, la CEA précise qu’un un produit doit remplir trois critères : être entièrement originaire de la sous-région (ceci concerne les produits à l’état brut issus de la flore et de la faune de la sous-région ainsi que de l’artisanat), être fabriqué en incorporant au minimum 40% des matières premières provenant des États membres de la région et enfin, être fabriqué avec des matières premières et consommables d’origine étrangère en totalité ou en partie mais avec au moins 30% de valeur ajoutée sur place avant imposition.
Une fois qu’une entreprise s’est assurée que son produit répond à l’un de ces critères, elle sollicite l’acceptation du produit dans le régime tarifaire préférentiel via le Comité national d’accréditation tarifaire préférentiel de chaque pays et l’attribution d’un certificat d’origine. Le label ‘’Made in Central Africa’’, pourra donc servir de matérialisation optionnelle de l’origine et fière appartenance de tels produits à la sous-région.
Les objectifs
La création du label, ‘’Made in Central Africa’’ vise plusieurs objectifs. Il s’agit notamment d’identifier fièrement les produits de qualité en provenance d’Afrique centrale et laisser une empreinte/marque populaire dans l’esprit des consommateurs. Ensuite, elle vise à inciter les entrepreneurs et les industriels à faire d’avantage d’efforts en matière de valeur ajoutée et d’assurance qualité. Elle consiste également à rassurer les consommateurs et notamment ceux de la sous-région, sur l’originalité des produits qu’ils consomment et les inciter à « acheter sous-régional » et de démontrer la détermination de l’Afrique centrale à poursuivre la diversification verticale et horizontale induite par le commerce. En dernier ressort, il s’agit de renforcer à terme, le commerce intra-sous-régional et intra-africain. Pour plus de précisions voir, eca-sroca-procurement@un.org





























