Cela ne signifie autre qu’un recentrage des forces de sécurité sur leurs missions régaliennes. En effet, à l’ère de la cinquième République, à l’instar de tous les autres corps de la République, la police se doit d’être exemplaire et engagée au service des populations. Ces sacro saints principes ont été réitérés par le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation, Hermann IMMONGAULT, ce 19 mai 2025. C’était à l’occasion d’une cérémonie de décoration de médailles d’honneur et de la bravoure de policiers méritants à l’École Nationale de Police d’Owendo.
Devant les Forces de police nationale réunies en rassemblement général, en présence du Commandant en chef et de plusieurs hauts gradés, le ministre Hermann IMMONGAULT, à travers une allocution empreinte de gravité et d’ambition, a exprimé sa profonde reconnaissance au président de la République, chef Suprême des Forces de Défense et de Sécurité, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, pour la confiance placée en lui au sein du premier gouvernement de la Cinquième République.
De fortes et nombreuses attentes pour la 5e République
Dans son mot, le ministre Hermann IMMONGAULT a également salué le professionnalisme et l’engagement de la police lors des récentes échéances nationales. A savoir : le Dialogue national inclusif, le référendum constitutionnel et l’élection présidentielle du 12 avril 2025. Occasion idoine également pour lui de dresser un diagnostic lucide des attentes suscitées par la cinquième République, avant d’appeler à une refondation des pratiques au sein des Forces de l’ordre.
« La Cinquième République n’est pas un simple slogan. Elle exige un changement profond de notre manière de servir l’État », a-t-il affirmé, tout en « les exhortant à proscrire les pratiques contraires à l’éthique républicaine : contrôles abusifs et non autorisés, racket, dérives sur les réseaux sociaux. Il a invité les fonctionnaires de police à incarner l’exemplarité, la rigueur et le respect de leur mission et des citoyens », a-t-il indiqué.
Le ministre Hermann IMMONGAULT n’a pas manqué de rappeler que, « la réforme de la Police Nationale, engagée par le décret n°431/PR/MIS du 25 novembre 2024, vise à adapter les capacités opérationnelles aux nouveaux défis sécuritaires : criminalité organisée, violences basées sur le genre, gestion démocratique des foules, incivilités, protection des droits humains. Cette réforme s’est traduite par la création de nouvelles unités spécialisées, la formation et le déploiement de 944 sous-officiers, et le recrutement de plus de 1 000 agents en cours de formation ».
De multiples acquis logistiques et infrastructurels
Ainsi, sur le plan logistique et infrastructurel, il a salué les efforts du président de la République et du CTRI, notamment la construction de Postes de Police Avancés à Bikélé, Bizango, Igoumié, PK7 et Malibé ; la réhabilitation de structures essentielles telles que l’École de Police de Tchibanga et le Commissariat de Mouila ; ainsi que la dotation en moyens roulants et en équipements informatiques.
De nombreux chantiers en cours de réalisation
Dans une démarche prospective, e ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Décentralisation a également évoqué les nombreux projets et chantiers en cours. Parmi ceux-ci, figurent la construction de nouveaux commissariats à Lastoursville et Port-Gentil, la réhabilitation du camp de police d’Akemidjogoni, et la livraison prochaine de 131 logements pour les Forces de l’ordre à Essassa.
Avant de boucler sa communication, Hermann IMMONGAULT a annoncé le lancement imminent de la police scolaire et de la police touristique, conformément aux priorités de développement territorial et de l’attractivité nationale. « Porter l’uniforme engage. Être policier, c’est servir la loi dans le respect des lois. C’est garantir la sécurité sans jamais abuser de son autorité. La Cinquième République appelle à une police irréprochable, visible, professionnelle et exemplaire. », c’est par ces conseils qu’il a conclu son adresse.




















