Un nouvel avenir semble se dessiner pour l’ancien complexe industriel de la Société gabonaise de cellulose (SOGACEL). Du moins, si toutes les conditions sont réunies. C’est le moins que l’on puisse dire, de la descente sur ce site du ministre Maurice Ntossui Allogo, Maurice Ntossui Allogo accompagné du Directeur général de la Société nationale des bois du Gabon (SNBG), Jensen Opolo Nguili, et du Directeur Général de l’Agence d’Exécution des Activités de la Filière Forêt Bois (AEAFFB), le Colonel Alain Serge Edou Mve.
Cette descente de terrain du membre du gouvernement avait pour objectif de procéder à l’évaluation du potentiel de réhabilitation de cet ancien complexe industriel de la Société gabonaise de cellulose. En effet, crée en 1977 pour abriter une usine de pâte à papier, ce site dispose notamment d’une importante plantation d’eucalyptus, une essence feuillue très recherchée pour la fabrication d’une pâte à papier de haute qualité.
Le potentiel d’eucalyptus de la station de reboisement de Ndouaniang au Gabon représente un atout stratégique pour la relance de la filière papetière et la transformation locale du bois. Le site abrite des peuplements d’eucalyptus matures dont les caractéristiques de fibres conviennent idéalement à l’industrie papetière.
Pour le gouvernement, cette démarche vise également à promouvoir durablement les ressources forestières du pays, à accélérer la transformation locale des matières premières et à stimuler l’emploi, conformément aux missions assignées à la SNBG.
Afin de concrétiser la relance de ce projet, la prochaine étape consistera à réaliser un inventaire forestier rigoureux. Cette étude permettra d’évaluer le volume, la santé des arbres et la qualité du bois disponible, fournissant ainsi les données économiques nécessaires pour attirer de futurs investisseurs. Ce projet traduit l’ambition globale du gouvernement de la 𝑉 République de bâtir un Gabon plus souverain et productif, axé sur la création de valeur ajoutée au bénéfice direct des communautés.
L’exécution technique et opérationnelle de cette initiative sera assurée par l’Agence d’exécution des activités de la filière Forêt-Bois (AEAFFB), sous la supervision directe du ministère. En marge de cette visite technique, le membre du gouvernement a également tenu à échanger directement avec les populations riveraines. Cela, afin d’aborder la problématique du conflit homme-faune, particulièrement marquée par les incursions d’éléphants qui dévastent les cultures locales.


















