Depuis la chute des cours de pétrole enclenchée à la seconde moitié de l’année 2014, les autorités gabonaises multiplient des initiatives en vue de remettre l’économie sur les rails.
La première initiative mise en œuvre, suite à cette chute des cours de pétrole, fut le Plan de relance de l’économie, déclinaison du Plan stratégique Gabon émergent (PSGE). Ce programme a tracé les pistes de redressement de l’économie, avec pour résultats : une reprise de la croissance du PIB sur les trois dernières années, portée par la hausse des exports pétroliers et miniers ainsi que par une amélioration des moteurs de croissance hors pétrole, notamment dans le secteur tertiaire.
Mais depuis janvier 2020, la pandémie de la Covid – 19 a entraîné l’économie dans une crise socio-économique sans précédent. Afin de répondre aux nouveaux défis économiques et sociaux qui se posent désormais, tout en tenant compte du contexte post-Covid-19, le pays a mis en place un Plan d’accélération de la transformation triennal (PAT 2021 – 2023) estimé entre 4200 et 4500 milliards de FCFA. Plus de 2/3 des besoins de financement de ce plan reposent sur des financements extérieurs dont une large partie est déjà sécurisée.
Le PAT vise quatre principaux objectifs : faire le bilan de l’exécution de la stratégie et identifier les axes d’amélioration et d’accélération pour aboutir à un plan révisé pour la période 2021-2023, reprioriser le portefeuille d’investissements, au vu du potentiel de développement sectoriel et des capacités financières du Gabon, pour aboutir à un programme triennal d’investissement, reprioriser le portefeuille de réformes pour aboutir à un plan de travail révisé et enfin, impulser une dynamique d’appropriation de la stratégie par les parties prenantes
En clair, le Plan d’accélération de la transformation triennal consiste à restaurer la stabilité macroéconomique, à jeter les bases d’une croissance inclusive… Autrement dit sortir le pays du marasme causé par la pandémie de la Covid.
En effet, la crise du coronavirus a conduit l’économie gabonaise à la récession (-1,8% selon les dernières données disponibles du Fonds monétaire international (FMI). Selon les indicateurs, en 2021, la croissance devrait reprendre et atteindre 1,2% (FMI, avril 2021), portée par la demande de pétrole et la bonne performance de la foresterie, en particulier la transformation du bois.
De manière globale, elle devrait passer à 2,7% en 2022. La construction du barrage de Kinguelé et la route de Libreville à Franceville (Transgabonaise) participeront à cette bonne performance.
Dans un récent passé, le pays a souffert de la baisse des prix et de la demande mondiale de pétrole, principal produit d’exportation. En outre, les autorités ont confiné la population pour réduire le niveau d’infection de Covid-19. Cela a eu un impact sur l’économie. Pour lutter contre l’impact de la pandémie de Covid-19 sur l’économie, le gouvernement a mis en œuvre un plan de relance estimé à 248 milliards de FCFA, soit 381 millions d’euros (environ 3% du PIB).
En 2021, l’inflation devrait augmenter par rapport au niveau de 2020, passant de 1,3 % à 2 %. Le ratio dette/PIB diminuera de 72,5% en 2020 à 71,1% en 2021, grâce aux bons prix du pétrole et du bois (principaux produits d’exportation du pays). Le déficit global sera de 5,40%.
Pour renoncer à la dépendance aux matières premières et à la faible diversification économique, le Gabon cherche à relancer son secteur agricole (cacao, café et huile de palme), en investissant environ 325 milliards de FCFA, soit 500 millions d’euros dans ce secteur en 2020.
Par ailleurs, le gouvernement s’est engagé dans un processus de transformation de l’industrie forestière locale au cours des dernières années pour accroître sa valeur ajoutée. L’Etat envisage également de développer le tourisme, et notamment l’écotourisme, pour profiter de son patrimoine forestier. Le Gabon a également lancé un vaste programme d’investissement public (PSGE) pour devenir l’une des économies à la croissance la plus rapide d’ici 2025.



















