Au Gabon, l’exécution du budget de l’Etat en 2024 s’est déroulée dans un contexte marqué par la volonté des pouvoirs publics axée sur quatre principaux objectifs : accroître la mobilisation des recettes sans compromettre l’activité économique ; réduire le train de vie de l’Etat en supprimant les dépenses non prioritaires ; accroître l’investissement public à l’effet d’accélérer la construction des infrastructures et enfin, maintenir la dette soutenable tout en permettant le financement du développement.
Dans ce contexte, la gestion des finances publiques s’est soldée par un déficit budgétaire global, base ordonnancements, dons compris, de 378 milliards de FCFA (2,7% du PIB) comparé à un excédent de 218,4 milliards en 2023 (1,7% du PIB), imputable à une progression plus forte des dépenses
Quant aux dépenses budgétaires, elles se sont établies à 3 364,7 milliards, contre 2 778,0 milliards de FCFA en 2023. Ces dépenses ont été principalement portées par les dépenses en capital, qui ont connu une hausse de 98,2% en 2024 contre une baisse de 21,6% en 2023. Tandis que les recettes budgétaires ont été mobilisées à hauteur de 2 946,7 milliards de FCFA, enregistrant une diminution de 49,7 milliards de FCFA par rapport à 2023.
Cette évolution est liée à la forte baisse des recettes pétrolières et gazières à hauteur de 240,9 milliards de FCFA, équivalent à -17,4%, pour s’établir à 1 142,2 milliards de FCFA qui n’a pas pu être compensée par la hausse des recettes non pétrolières, qui se sont accrues de 11,9% par rapport à l’année précédente, pour se situer à 1 804,6 milliards. Il faut également noter que le repli des recettes pétrolières découle de la baisse des prix du pétrole, qui s’est traduite par une mobilisation réduite des impôts sur les sociétés pétrolières. S’agissant de la dette publique, son stock est revenu de 76,3% du PIB en 2023 à 72,3% du PIB en 2024.



















