»Qui veut aller loin ménage sa monture ». C’est vraisemblablement, la stratégie adoptée par les autorités gabonaises dans l’optique de booster la production pétrolière, en déclin depuis quelques années déjà.
En effet, selon un communiqué émanant du ministère du Pétrole, le Gabon vient d’acquérir un puissant appareil de forage. Il a été réceptionné le 04 août dernier, par le ministre gabonais du Pétrole, Vincent de Paul Massassa à Dubaï aux Emirats arabes unis.
Cette unité mobile de production marine devrait arriver à la fin du mois de septembre. Baptisée Mabomo (richesse dans une langue locale gabonaise), elle est censée forer six nouveaux puits qui augmenteront la production supplémentaire d’or noir de 30 000 barils par jour, renseigne le communiqué du ministère.
Le chronogramme d’activités prévu par le ministère indique que les première et deuxième phases suivant son installation devraient permettre le forage de six puits supplémentaires et une augmentation de la production pétrolière de l’ordre de 30 000 barils / jour. Dans ce cadre, l’appareil permettra de développer notamment les champs de Rushe, Rushe Nord-est et Hibiscus.
Pour rappel, « Mabomo » est le fruit d’un partenariat entre un groupe de contacteurs (#BWEnergy, Gabon Oil, Panoro Energy ) et l’Etat gabonais à travers le Contrat d’Exploration et de Partage de Production (CEPP) Dusafu Marin n°G4-209.
Le ministre Vincent de Paul Massassa décline la portée et les enjeux charriés par ce nouvel instrument. Selon lui, « La mise en activité de cette unité mobile de production marine (…) s’inscrit en droite ligne avec la politique du président de la République, Ali Bongo Ondimba. Notamment dans le cadre du Plan d’accélération de la transformation (PAT) en vue de contribuer à la Relance de l’économie et l’amélioration du bien-être des populations gabonaises », a – t – il déclaré lors de la cérémonie de baptême de cette nouvelle plate-forme.
Confiant de l’investissement, le gouvernement a rassuré qu’il augure de lendemains meilleurs dans le secteur pétrolier témoigne du caractère attractif de notre bassin sédimentaire et de la législation qui régit le secteur pétrolier.
Malgré les efforts engagés depuis 2009 pour diversifier l’économie (et les sources de revenus), le secteur pétrolier reste, de loin, le 1er secteur contributeur au budget national. Selon le FMI, la part du pétrole dans le PIB gabonais s’élève en effet à 38,5%.
Il convient de noter que la production pétrolière du Gabon est en repli depuis plusieurs années et les espoirs porte désormais sur l’exploration off-shore profond qui pourrait relancer à la hausse la production.
Selon la Note de conjoncture sectorielle du ministère de l’Économie, la production pétrolière du pays a connu une chute de 6,7% en 2021. Autrement dit, elle s’est située à 10,04 millions de tonnes métriques, soit 73,29 millions de barils.



















