Surnommé le « parrain des parrains », Michel Tomi, aujourd’hui à la tête d’un empire des jeux en Afrique de l’Ouest, est de nouveau poursuivi par la justice française. Il est soupçonné d’avoir perçu huit millions euros de commissions en marge de contrats signés par le Gabon, renseigne la Rédaction du média français, L’OBS.
Laquelle rédaction précise par ailleurs qu’il s’agit d’un vieux dossier, si vieux que personne ne s’en souvenait, sauf un juge d’instruction parisien soucieux de clore ses enquêtes avant de quitter son poste à l’été. Il vient de se rappeler au bon souvenir de Michel Tomi.
Selon nos confrères, cet homme d’affaires corse, installé depuis plus de quarante ans en Afrique, où il a bâti un empire dans les casinos, le transport aérien et le BTP (le groupe Kabi), a été mis en examen le 14 juin à Paris pour recel d’abus de confiance.
Surnommé également le « parrain des parrains », en raison de sa proximité avec de nombreux membres du crime organisé insulaire comme de la région marseillaise, Michel Tomi, 75 ans, est soupçonné d’avoir perçu indûment plus de huit millions d’euros de commissions, il y a dix ans, en marge d’un marché passé grâce à son entregent entre la présidence du Gabon et une société d’aéronautique pour l’aménagement de l’avion présidentiel.
Proche de plusieurs dirigeants africains, Michel Tomi considérait Omar Bongo, décédé en 2009 comme un « frère ».
Virements mystérieux
L’OBS signale à cet effet que l’enquête a démarré en janvier 2011, à la suite d’un rapport de Tracfin, l’organisme de Bercy charger de lutter contre le blanchiment, concernant notamment CS aviation, une société détenue par Daniel Colin, spécialiste de l’aéronautique installé en Afrique.



















