Le ministère des Mines va s’enrichir d’une nouveau service. Il s’agit de la brigade minière dont le décret portant création, attributions et organisation a été validé lors du Conseil des ministres du 20 février 2023.
Selon le communiqué final dudit Conseil de ministres, la création de cette brigade vise à répondre à la nécessité de doter l’administration en charge des Mines d’une unité opérationnelle permanente pour mener toute investigation ou enquête en matière minière. Le fonctionnement, la future brigade minière sera assurée par des services techniques et les services déconcentrés, précise-t-on.
Commentant sa création, le ministre des Mines, Elvis Ossindji s’est voulu plus explicite sur les missions de ce service. Selon lui, « La brigade minière est chargée de mener toutes investigations en matière minière, de sécuriser les sites miniers et de s’assurer du respect rigoureux par les opérateurs des dispositions légales en vigueur et suivant la feuille de route du gouvernement. Il s’agit d’une avancée significative dans le processus de sécurisation, de contrôle et de traçabilité en matière d’exploitation de nos ressources minières », a-t-il indiqué.
Pour les spécialistes des questions minières, ce nouvel outil se veut judicieux et stratégique pour le Gabon qui est engagé dans le processus « l’après pétrole ». Et pour ce faire, le pays se doit de mettre sur orbite, de nouveaux moteurs de croissance à l’instar du secteur minier.
Selon ces derniers, le secteur minier incarne parfaitement cette vision. Malheureusement, il souffre d’une productivité limitée. Résultats des couses, ce secteur clé de l’économie observe une faible contribution au PIB (6%) et à l’emploi. En termes de recettes fiscales il fournit à peine 10%, et d’exportations 16%.
L’on indique par ailleurs que ces faibles contributions au PIB et à l’emploi sont principalement dû à la faible part de la production transformée localement (10% du manganèse localement), et sa nature peu intensive en main d’œuvre de l’industrie.
Par ailleurs, pour le promouvoir le secteur, cela nécessite de la transparence. Ce d’autant plus que le pays a fixé des indicateurs opérationnels pour le secteur avec des objectifs chiffrés à horizon 2025, dans le cadre du Plan d’accélération de la transformation.
Dans ce cadre, il attend des dividendes de l’ordre de 430 Mds FCFA. Pour atteindre ces objectifs, l’Etat préconise entre autres, le renforcement de la compétitivité du cadre règlementaire et fiscal, la révision du code minier en vue de remédier aux points les plus dissuasifs, la simplification des conditions de transfert de permis, la clarification des règles d’exclusivité du permis d’exploration, l’écriture et publication des textes d’application du code minier…



















