Une délégation du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Julien Reynaud vient de mener des réunions virtuelles – du 30 octobre au 7 novembre et physiques à N’Djamena du 13 au 21 novembre 2025 – sur la première revue de la Facilité élargie de Crédit (FEC) avec le Tchad.
De cette mission, la délégation a réalisé des progrès significatifs en vue de parvenir à un accord au niveau des services sur la première revue de la FEC. Les discussions se poursuivront virtuellement dans les jours à venir. Elle a également remercié les autorités pour leur chaleureux accueil et la qualité des échanges, et les a félicités pour une mobilisation significative de ressources dans le cadre du financement de leur plan national de développement – Tchad Connexion 2030.
Il convient également de noter que le 25 juillet 2025, le conseil d’administration du FMI a approuvé un accord de 48 mois au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) en faveur du Tchad d’un montant de 455,65 millions de DTS (625.3 millions de dollars, soit 325 pourcent de la quote-part du pays). La décision du conseil d’administration autorise un premier décaissement immédiat équivalent à 28,04 millions de DTS (38.5 millions de dollars).
Ce financement sur 48 mois consiste à soutenir le Plan national de développement 2025-2030 du pays à travers trois grands axes. Premièrement, il vise à garantir une politique budgétaire soutenable et à créer de l’espace budgétaire pour financer des projets de développement clés. Deuxièmement, le programme vise à soutenir les objectifs d’inclusion des autorités, notamment par une augmentation des dépenses sociales ciblées pour améliorer les résultats en matière de développement.
Troisièmement, le programme contribuera à l’amélioration de la gouvernance et du climat des affaires pour créer les conditions d’une croissance économique plus forte et équilibrée.
Le programme contribuera également à l’effort régional pour garantir la stabilité extérieure de l’Union économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) en répondant aux besoins de financement de la balance des paiements du Tchad à un moment où le pays fait face à des pressions financières substantielles dues à la volatilité des prix du pétrole, à des crises sans précédent liées aux flux de réfugiés et de sécurité alimentaire, dans un contexte de diminution du soutien des bailleurs et de resserrement prolongé du financement.



















