Les procédures et mécanismes de la gestion budgétaire ne semblent pas les choses les mieux partagées au Gabon. A preuve, rien que sous le régime de la transition, le gouvernement multiplie les séminaires gouvernementaux sur la « Gestion Budgétaire de l’État », afin de juguler les incongruités budgétaires. Mais, dans un pays où certains responsables se sont donnés pour sports favoris, ces comportements déviants, la tâche et le chantier sont loin d’être une sinécure.
En moins de trois deux séminaires ont été organsinés dans ce cadre. Après une première rencontre tenue le 23 décembre 2024, le gouvernement vient de récidiver avec une nouvelle réunion, ce 19 février 2025, réunissant les mêmes et présidés par le même Premier ministre Raymond Ndong Sima, sur la même thématique : trouver la stratégie à mettre en œuvre pour une meilleure maîtrise des finances publiques. Signe plus qu’évident, que les choses n’évoluent pas dans le sens souhaité.
Ce 19 février 2025, Raymond Ndong Sima a une fois de plus réuni les membres de son gouvernement ainsi que leurs collaborateurs, notamment les secrétaires généraux et leurs adjoints, ainsi que les directeurs centraux des affaires financières, pour faire le point sur l’exécution budgétaire de chaque ministère. De manière spécifique, il était question de : procéder à un examen approfondi du plan d’utilisation des différents budgets, revoir la programmation budgétaire établie et d’évaluer les politiques publiques mises en œuvre grâce à ces ressources. L’ambition affichée est de tendre vers une gestion plus rigoureuse et réaliste des finances publiques.
Dans cette optique, une programmation a été mise en place afin que chaque ministère présente son bilan et ses projections budgétaires. Le premier à s’y soumettre ce matin fut le ministère de l’Environnement et du climat, représenté par son ministre de tutelle, Mays Mouissi, qui a exposé les grandes lignes de l’utilisation des fonds attribués à son département. Cette initiative marque une volonté affirmée du gouvernement de transition de renforcer la transparence et l’efficacité dans la gestion des ressources publiques.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, lors du séminaire du 23 décembre 2024, Raymond Ndong Sima avait déjà rappelé à ses équipes, mais apparemment sans être suivi, que son « souhait pour cette année, est que les problèmes qu’on a eu en début d’année 2024, ne se reproduisent pas au cours de cette année 2025 qui va démarrer. Et que les problèmes de modalités de mise en œuvre du budget dont les uns et les autres se sont plaints, soit rapidement maîtrisés au début de cette année, afin que chacun sache exactement ce qu’il doit faire, ce qu’il peut attendre de ses collègues et a quelle entité il doit s’adresser ». S’appuyant sur les statistiques du ministre des Comptes publics, il avait déploré qu’au 31 octobre 2024, l’on était à 66 % de taux d’exécution du budget et à 60 % de règlement de dépenses. Et qu’en outre, 77 % de recettes recouvré, mais que les ressources de trésorerie qui étaient mobilisées n’était qu’à la hauteur de 45 %.
Occasion était toute indiquée pour lui de préciser que, « le budget est le carburant de l’économie. Et que pour l’économie marche, il faut que l’ensemble des rouages soit synchronisé ; la synchronisation est le maître-mot de l’économie. Autrement dit, si on collecte les recettes et on ne paie pas les opérateurs économiques, ils ne pourront pas continuer à faire marcher la machine ».
D’où, selon lui, la nécessité de cet exercice qui avait une double fonction : « d’abord permettre que le ministre des Comptes publics rappelle bien la procédure, les mécanismes de gestion budgétaire, ce que les ministres sectoriels doivent faire pour prendre la main sur les DCAF, et la mise en accord sur le tableau de bord qui doit être établi en termes de document de gestion pour permettre à chaque ministre de savoir tous les mois où il en est tout et où il va », avait-il ajouté. Avant d’évoquer des mesures, dont l’évaluation mensuelle de chaque membre de son gouvernement. La préparation des plans d’actions prioritaires du gouvernement devant servir, entre autres élaboré et le mécanisme dont l’essence devrait reposer sur le bien-être des Gabonais et le développement du Gabon.



















