Le gouvernement gabonais vient d’apporter des éclairages sur sa situation avec le Fonds monétaire international (FMI). Cela, suite à la polémique véhiculée par certaines sources faisant état d’une bisbille avec cette institution. Une situation présentée par ces dernières, comme un revers pour le pays pourtant engagé dans de vastes réformes visant à consolider durablement les bases de son économie dans le cadre de la 5e République.
Ces sources, pour étayer leurs allégations évoquent l’absence d’un nouveau programme formel pour soutenir la relance économique. Pour le gouvernement gabonais, ces informations sont dénuées de tout fondement et ne reposent sur aucun élément tangible. Par conséquent, « il n’y a ni rupture, ni tension diplomatique, encore moins d’interruption de la coopération technique ».
La preuve irréfutable brandit par le gouvernement est la récente mission du FMI au Gabon qui a plutôt débouché sur une appréciation positive de la nouvelle vision économique portée depuis l’avènement de la 5ᵉ République. Au terme de laquelle, les équipes du Fonds ont salué des orientations du pays qualifiées de » solides « .
Reçu en audience à l’occasion, par le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, le directeur du Département Afrique du FMI, Abebe Aemro Selassie avait alors félicité les autorités gabonaises pour les réformes entreprises tout en réitérant la volonté du Fonds de soutenir le pays dans la mise en œuvre de ses priorités de développement.
Du côté de Libreville, l’on réitère que « l’absence de programme financier formel ne signifie ni retrait ni désintérêt. » Le non-recours du Gabon à un programme avec le FMI ne signifie pas l’absence de relations « . Non sans ajouter que les deux parties poursuivent des travaux communs sur plusieurs volets d’assistance technique définis lors de la dernière mission de novembre 2025 ».
Autrement dit, malgré l’absence momentanée de programme financier, les deux parties restent, selon les autorités, engagées dans un processus technique continu, fondé sur le dialogue, la transparence et la poursuite des réformes. L’on affiche donc une volonté de démontrer que le partenariat Gabon–FMI demeure actif, et stratégique, dans un contexte régional marqué par la quête d’équilibres macroéconomiques plus solides.
Pour rappel, le dernier programme du FMI avec le Gabon, d’une durée de trois ans avait été approuvé le 28 juillet 2021, par le Conseil d’administration du FMI au titre du Mécanisme élargi de crédit (MEDC). Selon ses termes, Libreville devait bénéficier d’un montant de 388,8 millions de DTS (environ 553.2 millions de dollars). Mais après deux revues achevées, il a été suspendu du fait de plusieurs insuffisances sur sa mise en œuvre. Des insuffisances qui révèlent que seul 1 des 16 repères structurels prévus pour 2022-2023, a été́ atteint par l’ancien régime.
Ce programme visait à soutenir la réponse à court terme à la crise de la COVID-19 et à jeter les bases d’une croissance post-pandémie forte, verte, tirée par le secteur privé et qui profite à tous les Gabonais. Ses réformes étaient axées sur la création d’un espace budgétaire pour les dépenses sociales prioritaires, la réduction de la vulnérabilité de la dette, le renforcement de la gouvernance et de la transparence, et l’amélioration de l’inclusion financière.



















