Selon la Banque africaine de développement (BAD) Certaines économies africaines continuent de faire preuve d’une forte résilience, comme en témoignent la bonne performance de la croissance et les perspectives favorables. Malgré l’impact de chocs multiples, certains pays et régions du continent continuent de faire preuve d’une résilience impressionnante.
En 2025, l’Afrique devrait compter 12 des 20 économies affichant la croissance la plus rapide au monde. Grâce à des politiques visant à améliorer la productivité et la compétitivité des secteurs productifs nationaux que sont l’agriculture et l’industrie manufacturière, ainsi qu’à des investissements stratégiques pour accélérer la transformation structurelle, la croissance dans la plupart des régions et des groupes de pays d’Afrique devrait enregistrer une hausse en 2025
En ce qui concerne l’Afrique centrale, a Banque africaine de développement table sur des perspectives macroéconomiques globalement stables pour l’Afrique centrale au cours de cette année 2025. Selon l’institution bancaire panafricaine, la croissance dans la sous-région devrait se maintenir à 4,0% en 2025 et connaître une légère hausse à 4,1% en 2026. Cette moyenne cache des dynamiques contrastées dans les pays de la région. malgré la modération prévue du rythme de croissance, de 5,5% en 2024 à 5,3% en 2025 et 5,0% en 2026, la République démocratique du Congo restera l’économie qui croît le plus vite de la région.
Ces progrès seront portés par la poursuite de la reprise des dépenses de consommation privée, l’accélération des investissements dans les secteurs de la construction et de transports, et la solide performance de l’industrie minière, tirée par l’expansion des exportations de cuivre et de cobalt bénéficiant de la vigueur des prix mondiaux.
En République du Congo, la croissance devrait passer de 2,7% en 2024 à 3,7% en 2025, grâce à l’intensification des investissements dans les secteurs non pétroliers, tels que l’agriculture, le bois d’œuvre, l’exploitation forestière, les télécommunications et la construction, ainsi qu’à l’expansion prévue de l’industrie gazière.
En République centrafricaine, le taux de croissance économique devrait doubler, de 1,1% en 2024 à 2,1% en 2025, pour trois raisons principales : la poursuite du redressement de l’industrie du bois après les graves inondations de 2022 ; la reprise attendue des exportations de diamants après la levée partielle de l’embargo imposé par le processus de Kimberley ; et l’amélioration de l’accès aux intrants agricoles vitaux et de l’approvisionnement en carburant.
Sur ce dernier point, le pays tirera parti des investissements visant à moderniser et à améliorer l’efficacité de la chaîne logistique de transport et des infrastructures d’accès le long du corridor transfrontalier reliant Douala (Cameroun), N’Djamena (tchad) et Bangui (république centrafricaine).
La croissance du Cameroun devrait rebondir, passant d’une estimation de 3,8 % en 2024 à 4,2 % en 2025, puis à 4,4 % en 2026, grâce à l’expansion de l’activité économique dans les secteurs non pétroliers de l’agroalimentaire, de la foresterie et des services, ainsi qu’aux investissements visant à accroître la capacité de production et les exportations de gaz naturel et de minerai de fer.
La croissance de 1,6 % enregistrée par la Guinée équatoriale en 2024 devrait laisser place à une contraction de 2,4% en 2025, avant d’afficher un taux minimal de 0,8 % en 2026. La per-formance en 2025 reflète la poursuite du déclin de la production d’hydrocarbures et une croissance modeste dans le secteur non pétrolier, en raison des arriérés de paiement intérieurs persistants et des faiblesses structurelles sous-jacentes



















