Il faut rattraper le temps perdu. C’est toute la quintessence que l’on pourrait tirer de la gouvernance économique et financière en cours aujourd’hui en République gabonaise. Car, après plusieurs années marquées par un budget dominé par les charges de fonctionnement au détriment de l’investissement, le pays a amorcé un changement de cap.
Sous l’impulsion du président de la République, Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA, les réformes engagées visent à mettre en œuvre le projet de société « Bâtissons l’édifice nouveau » et à soutenir les six priorités nationales : énergie et eau, éducation, santé, habitat, Infrastructures et Industrialisation.
Dans ce droit fil, l’activité économique est projetée à 6,5 % en 2026, portée par le développement de pôles de croissance structurants et générateurs d’emplois pour la jeunesse transformation locale, agriculture, mines, bois, énergie et services.
Cette dynamique s’appuie sur un budget d’investissement volontariste, accompagné de réformes structurelles majeures en matière de gestion de finances publiques. Notamment avec la mise en place du Système intégré de gestion des finances publiques( SIGFIP), de la création d’une plateforme de gestion des investissements publics, du lancement d’une plateforme de suivi des données financières des entreprises publiques. A cela s’ajoutent la suspension des exonérations, la rationalisation des subventions, la gouvernance renforcée des entreprises publiques, l’opérationnalisation du Compte unique du Trésor (CUT) et la restauration de la journée comptable.
La stratégie de financement des projets de développement est claire, 60 % des ressources en monnaie locale et 40 % en devises, afin de contenir le risque de change et de protéger les réserves. Cette stratégie vise principalement à éviter les écueils du passé où l’endettement massif, hérité et contracté auprès des marchés financiers internationaux n’a pas servi au financement des projets de développement du Gabon.
Dès lors, on peut se poser la question, à quoi et à qui a servi cet endettement ? le gouvernement rappelle que l’endettement doit dorénavant servir au développement du pays. L’investissement public est un levier essentiel de souveraineté économique, dans un environnement où l’Etat occupe une place centrale pour la dynamique du secteur privé et de l’économie dans son ensemble.
Avec cette batterie de réformes, le Gabon affirme une ambition claire : bâtir une économie plus productive, plus compétitive et créatrice d’emplois, en faisant de l’investissement public un véritable moteur de souveraineté nationale: souveraineté économique, souveraineté budgétaire, souveraineté alimentaire et souveraineté énergétique, afin d’améliorer concrètement les conditions de vie des Gabonaises et des Gabonais.
Aussi, dans le cadre de cette stratégie économique, est-il important de noter que le Gabon, depuis sa première intervention sur le marché financier en 2007, a toujours honoré ses engagements auprès des créanciers des marchés financiers internationaux.



















