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Accueil Agro

La FAO et ses partenaires implémentent une feuille de route en vue de renforcer la résilience et la transformation des systèmes alimentaires en Afrique centrale

SC par SC
avril 13, 2021
dans Agro, Commerce, Développement, Economie, Gouvernance, Intégration
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Placée sous le thème, « Renforcer la résilience et la transformation des systèmes alimentaires face à la pandémie de Covid-19 et ses impacts sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle », les travaux de la 13ème réunion de l’équipe multidisciplinaire du bureau sous-régional pour l’Afrique centrale tenus du 30 au 31 mars 2021, se sont achevés sur une note positive.

Cette rencontre  a mobilisé plus de 150 participants, parmi lesquels six membres de gouvernement et des Secrétaires généraux des pays de la sous-région, des représentants des Institutions parlementaires et communautaires sous-régionales, des représentants de la société civile et du secteur privé et des partenaires techniques et financiers.

A l’occasion, les participants ont présenté les progrès réalisés dans la résilience et la transformation des systèmes alimentaires. Tout comme ils ont échangé sur les défis et les solutions potentielles à apporter pour une meilleure exécution des programmes, conformément au mandat de la FAO, aux niveaux sous-régional et national, notamment dans le cadre de l’Initiative « Main dans la main ». Aussi, cette consultation large et diversifiée, a abouti sur l’adoption d’une feuille de route pour renforcer la résilience et la transformation des systèmes alimentaires en Afrique centrale.

Quatre sessions ont ponctué ces travaux. La première portait sur les orientations et enjeux sur le prochain sommet mondial des Nations Unies sur les systèmes alimentaires, les priorités de la sous-région, la 32e Conférence régionale de la FAO pour l’Afrique et une série de présentations et d’échanges portant sur la mise en œuvre des cadres de programmation pays.

La deuxième était relative aux défis de la transformation des systèmes alimentaires face à la pandémie de la Covid-19 et ses impacts sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle, le commerce, le genre et la transformation des systèmes alimentaires et les échanges intra-régionaux.

La troisième session a planché sur la stratégie d’amélioration de la mobilisation des partenaires et ressources externes à travers la mise en œuvre d’initiatives et de programmes notamment l’initiative ‘’Main dans la Main’’ et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Quant à la dernière session, elle abordé les aspects transversaux tels que le renforcement des capacités, la prise en compte de la dimension genre dans les interventions de la FAO, la communication pour le changement de comportement et la visibilité des actions de la FAO sur le terrain, et les défis communs de mise en œuvre du Plan cadre de coopération des Nations Unies (UNSDCF).

Au terme de ces deux jours de travaux, avant de procéder à la cérémonie de clôture dirigée par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche et de l’Alimentation du Gabon, les participants ont formulé pour le biennium 2022-2023, deux priorités sous-régionales majeures et 16 priorités transversales. Il s’agit des priorités sous-régionales à la fois majeures et transversales

Priorités sous-régionales majeures

Elles portent sur la promotion et le développement des sites paysans, pour mieux répondre aux besoins des petits producteurs en termes de mécanisation, d’encadrement et de fourniture en intrants ; le renforcement des capacités des industriels de l’agroalimentaire dans la transformation des systèmes alimentaires.

Priorités sous-régionales transversales

Pour ce volet, elle visent le renforcement du plaidoyer auprès des gouvernements et des autres partenaires techniques et financiers, afin de mobiliser plus de ressources devant permettre d’appuyer des innovations technologiques et la modernisation de l’agriculture en vue de lutter efficacement contre la pauvreté des populations et de renforcer leur résilience face aux différentes crises ;

Le développement et la promotion d’un plan de relance économique transformationnelle à travers le renforcement des capacités des PME, la transformation, le stockage et la commercialisation, la réduction des pertes/gaspillages alimentaires, la conservation et la gestion des ressources naturelles ainsi que l’application des techniques de production verte et durable ;

La poursuite des réflexions devant contribuer à l’amélioration des échanges/commercialisations transfrontaliers à travers le desserrement des contraintes qui entravent significativement, la circulation des personnes et des biens au niveau de la sous-région ;

La redéfinition des modèles de systèmes alimentaires pour les adapter aux spécificités de la sous-région et mieux répondre en tout temps, aux besoins des populations ; la promotion du dialogue inclusif et multisectoriel pour faciliter l’interaction de la science, de l’expérience et de la politique et tirer parti de nouvelles opportunités permettant de construire un système alimentaire plus résilient et durable ;

Le renforcement des campagnes de sensibilisation des populations afin de favoriser le changement des habitudes alimentaires à travers la production et la consommation des spéculations locales et stratégiques ; la protection des plus vulnérables avec les systèmes de protection social sensibles à la nutrition, la distribution des intrants, l’appui aux infrastructures publiques, l’accès au microfinance/crédit ;

Le développement d’un programme sur le commerce transfrontalier entre les Etats de la sous-région en vue de réduire les importations alimentaires ; l’amélioration du processus d’établissement des alliances/passerelles dans un cadre plus global avec toutes les parties prenantes en lien avec son mandat et les CPP en vue de l’atteinte des ODD ;

La conduite des analyses rapides et l’évaluation régulièrement des obstacles potentiels liés à la prise en compte des aspects genre dans les projets de développement ; l’élaboration des plans stratégiques nationaux et locaux sur la base des informations résultant de l’analyse de genre ;

L’inclusion et la consultation des organisations locales de femmes et des groupes d’entraide dans les processus de définition, d’élaboration et de mise en œuvre des programmes et projets de développement ;

La mobilisation au sein de chaque programme pays, d’une expertise technique en matière de genre pour mieux y adresser, les questions sensibles au genre ; le développement des programmes de transfert d’argent et des stratégies ciblées pour l’autonomisation économique des femmes et l’intensification des mesures de protection sociale sensible au genre ;

L’élaboration et la mise en œuvre des projets et programmes qui visent à accroître la résilience économique des femmes et des hommes et tirer parti des solutions numériques permettant de mettre en œuvre des mesures d’adaptation et enfin l’organisation des réunions de réflexion pour une mise en œuvre concertée et synergique de l’ensemble des Initiatives en cours avec un engagement global.

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