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Accueil Commerce

La pêche maritime en Afrique nourrit plus de 300 millions de personnes et fournit plus de 10 millions d’emplois directs et indirects ((Etude)

SC par SC
avril 13, 2021
dans Commerce, Economie, Gouvernance, Infrastructures, International
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Selon une étude du Centre africain des ressources naturelles (ANRC) menée de mars à mai 2020, les pêcheries africaines ont besoin de réformes pour renforcer leur résilience après la pandémie de la Covid-19.

En effet, souligne ladite étude, la filière est actuellement aux prises avec des chaînes de valeur et un marketing fragiles, des institutions de gestion faibles et de graves problèmes liés à la gouvernance des ressources halieutiques. Or, le secteur africain de la pêche pourrait bénéficier substantiellement d’une infrastructure et de services d’appui appropriés, qui font généralement défaut.

L’étude s’est concentrée sur l’impact de la pandémie de Covid-19 dans quatre pays: le Maroc, la Mauritanie, le Sénégal et les Seychelles . Les économies des pays dépendent fortement de la pêche maritime. Le secteur de la pêche est également une très grande source d’activité économique ailleurs en Afrique. Il fournit des millions d’emplois sur tout le continent.

L’étude s’attarde sur les mesures appropriées et opportunes que les quatre pays ont prises pour éviter de graves perturbations de l’approvisionnement, sauver des milliers d’emplois et maintenir la transparence de la gouvernance au milieu de l’incertitude et de la crise mondiales en cours. Les lacunes de l’infrastructure comprennent les installations de débarquement, la capacité de stockage et de traitement, les équipements sociaux et sanitaires, l’eau et l’électricité, la production de glace et les routes d’accès aux marchés.

Sur la base des résultats, les chercheurs ont formulé des recommandations pour renforcer la résilience du secteur de la pêche en Afrique dans le contexte d’une crise prolongée et dans la perspective d’une reprise post-Covid-19.

Le rapport recommande vivement cinq grands axes : la reconnaissance accrue du rôle essentiel des acteurs de la pêche maritime et du droit des pêcheurs artisanaux d’accéder aux ressources financières et matérielles ; le renforcement de la collecte de données statistiques ventilées par sexe dans un secteur qui emploie un grand nombre de femmes et de jeunes ; la mise en place des infrastructures et des services de soutien sur les sites de débarquement et de transformation des produits de la pêche, avec un accès prioritaire à l’eau.

Les deux derniers portent sur les investissements dans le capital humain pour garantir des compétences de haut niveau dans les différents domaines de la gestion des pêches ainsi que sur l’amélioration des cadres de gouvernance en encourageant le secteur privé et la société civile à participer à la formulation des politiques sectorielles et des mesures de gestion des ressources.

L’étude recommande ainsi des réformes urgentes pour rendre la pêche maritime plus résiliente et permettre au secteur de contribuer durablement à la richesse des pays côtiers du continent. Car, les pêcheries marines contribuent de manière cruciale à la sécurité alimentaire et à la qualité de vie en Afrique. Une bonne nutrition est un facteur clé de la qualité de vie, et le secteur de la pêche maritime soutient la nutrition de plus de 300 millions de personnes, dont la majorité sont des enfants, des jeunes et des femmes. Il fournit également plus de 10 millions d’emplois directs et indirects.

Dominé par la pêche artisanale et les chaînes de valeur traditionnelles, le secteur de la pêche en Afrique est principalement informel. En outre, il est rarement pris en compte dans les politiques publiques, ou dans l’évaluation de la richesse des pays. Tout comme d’autres secteurs,  l’industrie de la pêche africaine a été durement touché par la pandémie de Covid-19. La pandémie  a affecté les marchés d’approvisionnement et le commerce régional. Cela a entraîné des pertes économiques substantielles pour la plupart des ménages qui dépendent de la pêche.

À propos du Centre africain des ressources naturelles

l’ANRC est une entité sans prêt créée par la Banque africaine de développement pour renforcer la capacité des pays africains à gérer les ressources naturelles pour de meilleurs résultats de développement et une croissance inclusive et verte. Le Centre fournit un renforcement des capacités institutionnelles, des conseils politiques, des orientations stratégiques sur les investissements et les négociations, et une assistance technique ciblée sur les questions réglementaires.

L’ANRC est également le point focal des activités de la BAD dans le secteur des ressources naturelles. Cela, en collaboration avec les gouvernements africains, les institutions régionales, le secteur privé, les organisations de la société civile (OSC) et les donateurs. Le périmètre du Centre combine des ressources renouvelables (eau, sylviculture, terre et pêche) et non renouvelables (pétrole, gaz et minéraux). ANRC fournit aux pays africains des produits, des outils et des services pratiques et axés sur les solutions pour accroître leur capacité à parvenir à une croissance inclusive et durable grâce à une meilleure gestion des ressources naturelles.

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