Au cours des douze derniers mois, plusieurs sites de la société Perenco ont causé des dommages graves à l’environnement, du fait notamment des fuites observées dans ses matériaux servant au transport des hydrocarbures.
Afin de mieux cerner les contours de ces différents cas de pollution environnementale, en vue de remédier à la situation, sur instructions président de la République, Ali Bongo et du Premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda, le gouvernement organise une série de réunions présidées conjointement par les ministres de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits de l’Homme, Erlyne Antonela Ndembet Damas, des Eaux, des Forêts, de la Mer, de l’Environnement, chargé du Plan Climat et du plan d’affectation des terres, Lee White et Vincent de Paul Massassa du Pétrole, du Gaz, des Hydrocarbures et des Mines.
Les 25 et mardi 26 janvier 2021, deux réunions de travail ont eu lieu. L’objet de celles-ci portait sur les mesures à prendre en vue de remédier aux situations de pollution des mers et des terres provoquées par des incidents d’exploitation sur certains sites de la société Pérenco, notamment le site CB-1 Olendé qui a été le théâtre d’une pollution de la mangrove le 21 janvier 2021.
Ces réunions ont permis de mettre la compagnie pétrolière Pérenco devant ses responsabilités, notamment en ce qui concerne la nécessité de procéder à des opérations de dépollution et en ce qui concerne le dédommagement des populations impactées par ces malheureux incidents.
De ces réunions, il est ressorti qu’au cours des douze derniers mois, plusieurs sites de cette société ont causé des dommages graves à l’environnement du fait notamment des fuites observées dans ses matériaux servant au transport des hydrocarbures. Face à ces accusations, le directeur général de la société Pérenco, Baptiste Breton a reconnu la responsabilité de sa compagnie quant aux cas de pollution relevés.
Il a ainsi tenu à rassurer le gouvernement quant à sa volonté de mettre tout en œuvre en vue de réparer les dégâts causés par les incidents sur ses installations. Il a ainsi indiqué que plusieurs mesures ont déjà été prises et que d’autres mesures devront suivre dans les jours à venir en vue de minimiser l’impact de ces incidents de pollution.
De son le ministre de la Justice a tenu à rappeler l’impérieuse nécessité d’établir un chronogramme d’actes qui seront menés par les différents acteurs, incluant un audit des installations de la société pétrolière qui sera réalisé par un opérateur indépendant et financé par la société Pérenco.
Elle a également souligné que les procédures pénales actuellement en cours devant les juridictions suivront leur cours et a invité les responsables de Pérenco à faire preuve de transparence et de bonne volonté dans la résolution de cette affaire. En vue d’assurer un suivi régulier du dossier, elle a convié ses hôtes à une nouvelle réunion qui aura lieu le mardi, 02 février 2021.
Pour rappel, Perenco Gabon exploite des licences de pétrole et de gaz aussi bien offshore qu’onshore. S’ajoutent à ce portefeuille pétrolier et gazier deux unités flottantes de stockage et de déchargement (FSO, Floating storage and offloading) offshore.
Depuis plus de 10 ans, Perenco fournit du gaz naturel aux centrales électriques de Libreville et de Port-Gentil. Le gaz est produit onshore, traité selon les spécifications en vigueur et livré sous pression à l’aide d’un gazoduc de 450 km. Grâce à un important portefeuille de permis d’exploration, à l’étendue de ses infrastructures et à un savoir-faire très spécialisé, Perenco est à même de répondre de façon pérenne aux besoins croissants d’électricité et de gaz du Gabon.






























