Le nouveau directeur général de la Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG), Christian Magni ferait actuellement objet d’une campagne de déstabilisation et de délation.
Christian Magni fait actuellement face à un procès d’intentions ainsi qu’à une forte animosité entretenue par certaines sources, tapis dans l’ombre au sein de la société. Et comme principal grief, son appartenance à la même ethnie que Leod-Paul Batolo, l’administrateur directeur général de la Comilog, maison mère de la SETRAG. Autre motif jugé fallacieux adossé à son dossier, la mise sur la sellette de certains cadres de l’entreprise de transport ferroviaire qui devait aboutir à leur licenciement. Cette ‘‘vindicte’’ qui s’appuie sur ‘’des faits sectaires et des rapprochements grotesques entre personnalités’’ est donc dénoncée par la direction générale de la SETRAG.
« Le fait d’être de la même ethnie que Leod-Paul Batolo devrait-il empêcher Christian Magni d’occuper le poste de directeur général. Et pourtant, il a fait toute sa carrière dans la maison. C’est ce que semblent oublier ses détracteurs », indique une cadre de la société sous couvert d’anonymat. Un raisonnement que certains estiment ubuesque. Du fait que tout simplement ‘’le Gabon garanti au plus méritant, la place que lui revient’’. Et les observateurs avertis de s’interroger sur les réels motifs de cette cabale contre un Gabonais, pourtant disposant d’un background apprécié par les administrateurs et l’actionnaire unique Eramet?
Nombres sont pourtant ceux qui estiment que « la nomination de Christian Magni, devrait plutôt pousser à la promotion des cadres nationaux. Et non à la délation et au dénigrement pour des raisons tribales et ethniques, des pires poisons à l’unité nationale, tant promue par les plus hautes autorités du pays. Au lieu d’un soutien, Christian Magni fait plutôt malheureusement objet de délation ». Avant de conclure, « A qui profite le crime ? »
Pourtant la société mérite plus que ça. A preuve face à la pandémie du Covid – 19, elle a plutôt grand besoin de ressources pour se relancer. Car, au cours des neufs premiers mois de l’année en cours, l’activité ferroviaire a consolidé ses performances au regard de l’évolution de ses principaux indicateurs. En effet, malgré une baisse importante du nombre de passagers transportés (-58,4%) pour cause d’interdiction de déplacements au départ du Grand Libreville dans le cadre des mesures barrières de lutte contre le Covid-19, cette branche d’activité a enregistré une hausse de 27,2% de volume global des marchandises acheminées par rails, soit 6,7 millions de tonnes.
La bonne tenue du trafic manganèse (90% du total) en est la principale raison. Sur le plan commercial, les différentes prestations ont généré un chiffre d’affaires de 66 milliards de FCFA, en hausse de 13,8% par rapport à la même période en 2019.






























