Face au double marasme sanitaire et économique, provoqué par la pandémie du Coronavirus, les autorités gabonaises ont implémenté une stratégie reposant sur quatre grands objectifs, pour relancer la machine économique.
La pandémie liée au Coronavirus met clairement en lumière, les faiblesses structurelles de l’économie gabonaise. Celles-ci concernent particulièrement : la très forte dépendance à l’égard des revenus tirés des industries extractives et des importations de certains produits, notamment vivriers ; la vulnérabilité du tissu des Petites et moyennes entreprises (PME) et des Toutes petites entreprises (TPE), déjà en difficulté du fait du non-paiement régulier de la dette intérieure.
L’importance des dépenses publiques et les nécessaires corrections à apporter à leur trajectoire, pour atterrir sur des déficits publics soutenables et le niveau encore élevé de la population économiquement fragile, malgré les efforts consentis dans la mise en œuvre de la stratégie d’investissements humains depuis 2015, constituent les autres pesanteurs de l’économie gabonaise.
Pour inverser cette tendance, le gouvernement a initié une la Stratégie de relance économique post Covid-19, qui repose sur quatre principaux objectifs. Le premier vise à accélérer la transformation structurelle de l’économie pour permettre une croissance réelle plus robuste. Notamment, en ce qui concerne les activités hors pétrole qui devraient croitre d’environ 7,5% en 2022-2023.
Le deuxième consiste quant à lui, de favoriser une création de richesse plus inclusive et créatrice d’emplois, source de réduction des inégalités sociales. L’exploitation du potentiel du pays devrait permettre une création nette d’au moins 25 000 emplois.
Le troisième porte sur la poursuite de l’assainissement des finances publiques. Elle devrait permettre de dégager les marges budgétaires nécessaires pour soutenir la croissance et renforcer le capital humain. Dans ce cadre, en 2023, l’Etat devrait retrouver un solde budgétaire équilibré avec une mobilisation de recettes budgétaires avoisinant 18,3% du PIB0. Le dernier objectif vise enfin à renforcer la position extérieure, avec un compte courant qui se situerait à -2% du PIB en 2023, permettant ainsi de reconstituer les réserves monétaires à près de 5 mois d’importations.






























