C’est dans un contexte particulier marqué par la double crise sanitaire et économique, liée à la pandémie du Covid – 19, que se déroule l’élaboration du projet de Loi de finances 2021.
La fin des conférences budgétaires ministérielles, il y a quelques jours, a permis d’évaluer l’étendue de la tâche du gouvernement, dans le processus d‘élaboration dudit projet de Loi de finances. Pour les ministres en charge du Budget et des Comptes publics, Sosthène Ossoungou Ndibangoye et de l’Économie, Jean Marie Ogandaga, cette particularité amène le gouvernement à opter pour un budget de stabilisation et de relance économique. Cela, conformément aux orientations du président de la République Ali Bongo Ondimba. L’objectif étant de programmer la bonne dépense.
Ces conférences budgétaires ministérielles s’avéraient loin d’être une sinécure. Elles tournaient autour de quatre axes principaux : le contexte de l’élaboration du PLF 2021, ses objectifs, les leçons tirées de la crise du Covid – 19 et enfin, les projets prioritaires du pôle développement des infrastructures.
Le contexte
S’agissant du contexte dans lequel se déroule l’élaboration du projet de Loi de Finances 2021, il est marqué par une instabilité macroéconomique. En effet, la crise économique que traverse actuellement le pays, est l’une des plus préoccupantes depuis la crise financière de 2008. L’émergence et la propagation du Covid-19, ont entraîné une baisse importante de l’activité mondiale, avec une croissance du PIB estimée à -3,0% en 2020 contre 3,5% prévu en début d’année. De même, en zone CEMAC, la croissance se situerait à – 2,2% en 2020.
Après une nette amélioration du cadre macroéconomique en 2019, l’impact de la crise sanitaire liée à la Covid19 devrait dégrader la situation macroéconomique en 2020. En 2020, l’activité économique connaîtrait une baisse de 0,8%. Cette situation se traduirait notamment par une contraction des recettes (17,8% en 2020 contre 21,1% du PIB en 2019) et l’apparition d’un déficit public (-4,5% du PIB contre +1,1% du PIB en 2019).
Dans ce contexte et conformément aux instructions du chef de l’État, Ali Bongo, une Loi de finances rectificative a été élaborée dans l’urgence, pour tenir compte des déséquilibres engendrés par la crise sanitaire au plan économique.
Cette loi de finances rectificative a permis d’apporter des ajustements sur les objectifs de recettes et de revoir les arbitrages en termes de dépenses en tenant compte du contexte, en vue d’atténuer les effets négatifs de la crise. Le 26 juin 2020 un débat d’orientation budgétaire s’est tenu afin de proposer au Parlement, une trajectoire de nos finances publiques ainsi qu’un plan de relance économique pour la période 2021-2023 en cours de validation.






























