Les obligations internationales du Gabon ont enregistré ce mardi 15 septembre 2026, après la publication de l’audit du gouvernement sur la dette révélant que sa charge totale était inférieure aux estimations précédentes. « Les obligations du Gabon ont progressé de 1.3 à 1.8 cent après cette annonce, l’échéance de février 2031 s’échangeant à 87.63 cents par dollar », renseignent les données de Tradeweb.
Et d’ajouter, « Une dette publique moins élevée améliore les chances du Gabon d’obtenir un programme du Fonds monétaire international (FMI) — ainsi que les financements indispensables qui l’accompagnent — et réduit le risque d’une restructuration de la dette ».
Selon le communiqué du ministère des Finances y relatif, l’audit a fixé le stock de la dette consolidée à 9 524,643 milliards de FCFA contre 11 700 milliards de FCFA au 31 décembre 2025. Ce chiffre, précise le communiqué, porterait le ratio dette/PIB à 68.91%, sur la base d’une estimation préliminaire du Produit intérieur brut (PIB) 2025.
Un audit de bon augure pour les négociations du programme avec le FMI
Ces derniers temps, le Gabon a intensifié ses échanges avec le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale alors qu’il cherche à assainir ses finances publiques et à obtenir de nouveaux financements pour les infrastructures de base, après des années d’inquiétudes sur la gestion de la dette et de dérapages budgétaires. Dans ce cadre, le ministère a indiqué avoir transmis l’audit au FMI.
« Il servira de référence pour les discussions avec les partenaires techniques et financiers, ainsi que pour définir une stratégie durable de gestion de la dette, le règlement progressif des passifs exigibles et la prévention de l’accumulation de nouveaux arriérés », indique le communiqué.
Pour rappel, le Gabon a officiellement sollicité un programme du FMI en mars et a lancé l’audit en juin de cette année en cours. Le FMI pour sa part a déclaré apprécier l’audit du gouvernement, le qualifiant d’étape importante dans la conception d’un programme de prêt. Tandis que l’agence de notation Moody’s a abaissé la perspective de la note de crédit du pays de ‘’stable’’ à ‘’négative’’ en juin, citant des déséquilibres budgétaires, d’importants besoins de refinancement dans un contexte d’accès limité au marché et une faible gestion des finances publiques. L’agence avait également précisé que l’audit pourrait révéler des passifs non déclarés auparavant, mais elle a confirmé sa note à Caa2.


















