La nouvelle donne du Gabon en matière d’exploitation minière repose sur le « Win-win ». Elle a été expliquée au ‘’China Mining 2026’’ qui se tient actuellement à Tianjin en Chine par le ministre des Mines, Sosthène Nguema Nguema. De manière spécifique, le modèle « Win-Win » permet à chaque acteur de de sortir gagnant du partenariat. L’investisseur bénéficie d’un accès durable aux ressources et d’un environnement favorable à son activité. Le Gabon, de son côté, entend accroître la valeur ajoutée produite sur son territoire et maximiser les retombées économiques pour sa population.
Le modèle « Win-Win » accorde également une place de choix à l’environnement. Car, le développement minier voulu par le Gabon ne saurait se traduire au détriment de l’environnement. En effet, le pays entend concilier l’exploitation de ses ressources avec la préservation de ses écosystèmes. Cette exigence prend une importance particulière dans un pays dont le patrimoine forestier et la biodiversité constituent des atouts majeurs.
Par ailleurs, la mine de demain devra donc intégrer davantage de solutions permettant de réduire son empreinte environnementale : gestion responsable de l’eau, limitation des impacts sur les sols, réduction des émissions, restauration des sites exploités et protection de la biodiversité. Cette approche doit également s’accompagner d’une plus grande responsabilisation de l’ensemble des acteurs intervenant dans les zones minières.
Les communautés ne seront pas en reste. Elles devraient de la dimension sociale de ce nouveau modèle gabonais. Etant entendu qu’une exploitation minière durable ne peut se limiter aux recettes fiscales ou aux investissements réalisés par les opérateurs. Elle doit également produire des bénéfices tangibles pour les populations vivant autour des zones d’exploitation.
Dans ce cadre, le contenu local devient ainsi un élément essentiel de la stratégie. Ainsi, avec les emplois des populations locales, formation professionnelle, développement des entreprises nationales, transfert de compétences et réalisation d’infrastructures devraient ainsi permettre aux communautés de devenir de véritables bénéficiaires du développement minier. Écoles, centres de santé, accès à l’eau potable, routes et autres infrastructures constituent autant d’investissements susceptibles de laisser une empreinte durable dans les territoires. L’objectif étant de faire en sorte que la mine ne soit pas seulement une activité économique temporaire, mais qu’elle contribue à bâtir un développement qui se poursuive au-delà de la durée de vie du gisement.


















