Cette ambition a été déclinée, ce 17 janvier 2020, à l’occasion d’une séance de travail présidée par le Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, relative au Plan d’action prioritaire (PAPG) du gouvernement.
La construction des infrastructures scolaires et professionnelles a occupé une place de choix au cours de cette réunion. Occasion pour le gouvernement d’effectuer un point d’étape sur ce chantier. Pour les autorités gabonaises, ces investissements s’avèrent primordiaux. Ce, du fait qu’ils devraient à termes, permettre de résoudre la problématique des effectifs pléthoriques. Mais également de garantir aux jeunes, des formations en adéquation avec les besoins du marché.
Pour ce faire, il fallait en premier lieu, apprécier le nombre des infrastructures scolaires et professionnelles à construire. En matière de formation professionnelle par exemple, l’on a indiqué la livraison de deux Centres de formation professionnelle, courant 2020. Notamment ceux d’Akanda et de la Zone Economique de Nkok. La date de leur rentrée académique étant encore en étude.
Dans ce registre, le centre d’Akanda – don du Roi du Maroc – va offrir les formations de chauffeurs de grumiers et ceux des métiers de la manutention. Tandis que celui de Nkok sera ouvert aux métiers du bois. Ces deux structures de formation qui offriront des formations professionnelles, techniques et de type bac+2 sont le fruit d’un échange avec les partenaires du secteur privé.
Occasion pour la ministre de l’Emploi, du Travail et de la Formation professionnelle, Madeleine Berre d’expliquer l’opportunité de cette approche. ‘’Le gouvernement a cadré les offres de formation en fonction des besoins du marché de l’emploi, de telle sorte que le partenariat public-privé qui va être engagé dans la gouvernance de ces centres permette de garantir des emplois immédiats aux jeunes à l’issue de leur formation’’, a-t-elle indiquée.
Dans le secteur de l’éducation nationale, le chef de ce département ministériel, Patrick Mouguiama-Daouda a annoncé la livraison de 223 salles de classes, grâce au concours financier de l’Agence française de développement (AFD).
Il a, en outre, indiqué que les financements complémentaires de la Banque africaine de développement (BAD) et de l’Etat gabonais permettront de doubler les capacités d’accueils des établissements d’enseignement général, technique et professionnel avec une estimation de 1000 salles de classe d’ici septembre 2020
Les bassins pédagogiques concernés seront ceux de Libreville, Akanda, Ntoum et Owendo pour la phase 1 du projet. Suivra, Port Gentil pour la phase 2 qui verra la construction de 277 salles de classes. Les autres villes du pays restent également en lice.
A terme, le gouvernement table sur une cadence de 1000 salles de classes à construire chaque année, pendant trois ans. Ce qui ramènera le ratio académique à 35 élèves par classe, au lieu des 74 actuellement, a indiqué le ministre, Mouguiama-Daouda.






























