Douala, la capitale économique de l’Etat du Cameroun a abrité la réunion annuelle des experts en gestion de la dette publique de la CEMAC, du 10 au 12 décembre 2025. Côté cour, elle a vu la participation des délégations des États membres, des institutions communautaires, notamment la Commission de la CEMAC, la BEAC, la BDEAC, la COBAC, la COSUMAF et la BVMAC, ainsi que le représentant de l’Union des patronats d’Afrique centrale (UNIPACE).
Les représentants du Groupe de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque africaine de développement, du CNUCE, de la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique (CEA), du Trésor français, de la Banque de France et de l’Agence française de développement (AFD) ont également ont également prit part à cette rencontre. Tout comme les représentants de la BCEAO, UMOA-Titres et la Fondation pour les études et recherches sur le développement international (FERDI) en tant qu’invité spécial.
Selon les notes de la Commission de la CEMAC, cette rencontre organisée avec l’appui technique de la Banque mondiale et d’autres partenaires au développement, s’est attelée principalement à baliser l’ossature du programme régional de renforcement des capacités en gestion de la dette publique.
Côté jardin, les échanges ont porté sur le contexte actuel de la dette publique dans la zone CEMAC, le développement du marché régional de la dette et les problématiques sous-jacentes, ainsi que sur le reprofilage de la dette pour répondre aux enjeux de développement. Les travaux ont également porté sur les questions relatives à la transparence et aux outils de gestion de la dette.
Les travaux se sont aussi appesantis sur les besoins des pays de la CEMAC en matière de renforcement des capacités en gestion de la dette publique. Ils se sont en outre focalisés sur la formulation du programme régional de renforcement des capacités en gestion de la dette publique.
Après examen des modalités permettant de répondre aux besoins exprimés par les Etats membres en termes de renforcement des capacités en gestion de la dette publique, la réunion s’est résolue à l’instar de ce qui se fait déjà dans la zone UEMOA depuis 2015. Cela, avec la mise en place de l’académie de gestion de la dette publique de la CEMAC, qui permettrait d’adresser d’une part, les thématiques de renforcement de capacités devant faire l’objet d’un traitement au niveau régional, et d’autre part les problématiques d’harmonisation de la réglementation et des pratiques en matière de gestion de la dette publique.
Par ailleurs, compte tenu de l’urgence, la réunion a convenu de la nécessité d’avoir une revue d’évaluation de la performance en matière de gestion de la dette publique (DeMPA) dans l’ensemble des Etats membres, assortie d’un plan de réformes actualisées qui viendrait renforcer le programme régional de renforcement des capacités en gestion de la dette publique.




















