Le secteur de la microfinance en zone CEMAC affiche des indicateurs plutôt favorables et encourageants. Selon les données de la BEAC, au 31 décembre 2024, le total agrégé des bilans des établissements de microfinance (EMF) s’est établi à 2 061,4 milliards FCFA au 31 décembre 2024, contre 1 946,0 milliards FCFA au 31 décembre 2023, soit une progression de 5,9 %.
Les dépôts collectés se sont accrus de 1,8 % pour atteindre 1 515,5 milliards FCFA, représentant 74 % du total des passifs des bilans agrégés à fin décembre 2024. Dix EMF en réseau et de deuxième catégorie détiennent plus de la moitié des dépôts, soit 69,1 %. Le Tchad, le Gabon et le Congo ont enregistré une croissance relativement élevée des dépôts collectés (respectivement de 51 %, 21 % et 2,6 %), tandis que le Cameroun, la Centrafrique et la Guinée Équatoriale ont extériorisé une baisse des dépôts (respectivement de 1,2 %, 12 % et 24 %).
S’agissant des ressources à vue, elles ont atteint 1 318,0 milliards FCFA, représentant 87 % des dépôts collectés, tandis que les ressources à terme se sont établies à 109 milliards FCFA à fin décembre 2024, représentant 7 % du total des dépôts collectés sur la même période.
En revanche, les crédits bruts se sont élevés à 1 039 milliards FCFA à fin décembre 2024, représentant 50,4 % du total des bilans, en amélioration de 9 % par rapport au niveau atteint en 2023. Les créances en souffrance, en hausse de 8,9 %, se sont établies à 178 milliards FCFA à fin décembre 2024. Le ratio crédits/dépôts s’est fixé à 50,4 % à fin 2024.
Quant aux provisions pour dépréciation, constituées au 31 décembre 2024, elles couvrent 63 % des créances douteuses. En conséquence, les crédits nets représentent 46,4 % du total des bilans agrégés. À fin 2024, l’excédent de trésorerie a atteint 743 milliards FCFA, en augmentation de 8 % par rapport à la même période l’année précédente.
Les emplois de trésorerie sont principalement constitués de comptes à vue et à terme auprès des correspondants (87 %) ainsi que des avoirs en caisse (11 %). Il faut le relever, les ressources de trésorerie sont essentiellement composées de dépôts à vue et à terme auprès des établissements de crédit. Les fonds propres/patrimoniaux nets agrégés des EMF ont augmenté de 11 % pour atteindre 281,4 milliards FCFA en décembre 2024. Toutefois, ce niveau de fonds propres/patrimoniaux nets ne permet pas à la grande majorité des établissements de respecter les normes prudentielles assises sur cet agrégat.



















