La Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) vient de publier son Rapport de surveillance multilatérale de 2024 et les perspectives 2025 – 2026. Selon ses termes, ce document révèle que la Communauté en général a observé deux critères de convergence sur quatre, à savoir ceux relatifs au solde budgétaire de référence et au taux d’endettement, contre un seul critère en 2023.
Par pays, le Cameroun, la RCA et la Guinée Equatoriale ont respecté deux critères de convergence. Il s’agit de ceux portant sur le solde budgétaire de référence et le taux d’endettement au Cameroun et en Guinée Equatoriale, et les critères relatifs à l’inflation et au taux d’endettement en RCA.
Le Congo, le Gabon et le Tchad ont, pour leur part, respecté un seul critère de convergence, à savoir le critère relatif au solde budgétaire de référence au Congo, celui afférant à l’inflation au Gabon et le critère portant sur l’endettement au Tchad.
Maitrise de l’inflation, un cas d’école pour le Gabon
S’agissant particulièrement du Gabon, l’inflation est remarquablement basse comparée à la moyenne de la CEMAC, se stabilisant autour de 1,2 % en 2024 et descendant à 1,6 % au premier semestre 2025 bien en deçà du seuil de 3 % de la CEMAC. La désinflation a été tirée par les mesures de lutte contre la vie chère et la baisse des coûts de transport et le recul du poste « logement, eau, électricité, gaz… », avec une forte contraction des prix du gaz (-13,0%). Cela, grâce à une bonne gestion des prix et des politiques monétaires de la BEAC, faisant du Gabon le pays le plus stable de la zone, bien que les coûts alimentaires et logistiques restent un défi pour le quotidien des ménages.
Le taux de pression fiscale et la masse salariale hors de contrôle
En ce qui concerne l’état de conformité aux normes requises pour les critères de second rang de la surveillance multilatérale, comme en 2023, en 2024, aucun pays de la CEMAC n’a respecté les normes portant sur le taux de pression fiscale et la masse salariale.



















