Le « Rapport Pays 2025 – Gabon » de la Banque africaine de développement (BAD) est désormais disponible. Intitulé, « Tirer le meilleur parti du capital du Gabon pour favoriser son développement », il passe en revue tous les agrégats économiques et macroéconomiques du pays, pour la période 2023-2024.
Selon ses termes, ce rapport renseigne par exemple que le taux de croissance du pays a connu une accélération en passant de 2,4 % en 2023 à 3,1 % en 2024. La BAD précise que cette performance est tirée, d’une part, par le dynamisme des secteurs des bâtiments et des travaux publics-BTP (+47,8%), de l’agriculture vivrière (+3,3%) et des services (+3,2%). L’institution financière panafricaine poursuit en indiquant que croissance est aussi tributaire, d’autre part, du raffermissement de l’investissement public (+21,4%) et privé (+7,4%). L’inflation est en baisse avec un taux de 1,2% en 2024 contre 3,6% en 2023. Le déficit budgétaire a atteint 3% du PIB en 2024 contre un excédent de 1,8% en 2023. Le risque de surendettement est élevé.
En effet, le taux d’endettement était estimé à 73,4% du Produit intérieur brut (PIB) en 2024. Sur ce volet, il convient de rappeler que le pays enregistre, de manière récurrente, des arriérés de paiement sur le service de la dette. L’excédent du compte courant a baissé de 6,8% du PIB en 2023 à 5,7% en 2024. Les perspectives économiques sont mitigées à l’analyse des taux de croissance projetés à 2,3% en 2025 et 2,1% en 2026.
Toutefois, préconise la BAD, pour tirer profit de son capital, « le Gabon devrait mettre en œuvre quatre principales recommandations :valoriser et diversifier son capital naturel à travers le développement des chaînes de valeur et l’exploitation d’autres atouts (crédits carbone, écotourisme, etc.) ; améliorer l’environnement des affaires en investissant dans le domaine des infrastructures de transport, énergétiques et de logistique, du capital humain, du développement financier et des Zones économiques spéciales (ZES) ; améliorer la gouvernance (surtout au biais de la lutte contre la corruption, de la modernisation de l’administration et de la formalisation des entreprises) ; et enfin, développer le système statistique en vue de l’intégration du capital naturel dans le PIB ».



















